Title:
Wrongly Accused (Accusée à tort)
Author: Leslie
Rating: PG-13
Feedback: lesliesidle@hotmail.com
Author’s
note: Un big MERCI à Anne pour son aide inestimable
dans l’écriture de l’audience !!!!! THANK YOU GIRL !!!!
Chapitres: 1 | 2
2ème partie
Les deux
derniers jours s'étaient écoulés très rapidement et déjà le samedi arrivait. Grissom
se tenait au bord de sa fenêtre, il était 4 heures du matin et dans exactement
7 heures, il serait au tribunal. Son regard ne fixait rien de précis, il
écoutait les bruits lointains du centre ville et respirait à plein poumon l'air
frais autour de lui. Il ne pouvait pas dormir, pas dans de telles
circonstances.
Il ne pouvait
pas imaginer une seule seconde, que la vie de la femme qu'il aimait allait se
jouer dans quelques heures… Il était persuadé que Sara ne dormait pas non
plus et à ce moment précis, le seul endroit sur terre où il voulait se trouver
était à ses côtés.
Cette nuit
là, c'était loin d'être le seul à ne pas dormir. Catherine et Warrick travaillaient, il leur était difficile de se
concentrer sur les dossiers qu'on leur avait transmis. Nick était quelque part
à Henderson, sur les lieux d'un viol et si Brass
n'avait pas été là pour l'aider, il serait passer à côté d'indices précieux et
aurait pu détruire la scène par mégarde.
Dans sa
cellule, Sara était éveillée et scrutait attentivement le plafond depuis des
heures et des heures. Son jugement approchait à grands pas et elle ne se
sentait pas capable physiquement et moralement d'affronter la sentence retenue
contre elle. Son esprit se mit à dériver sur Grissom, il lui manquait cruellement.
Tout ce qu'elle désirait, était d'avoir son ancienne vie de retour et de
pouvoir commencer ce dont elle avait toujours rêvé, une relation avec lui.
Une larme
coula le long de sa joue, elle s'était retenue depuis le début de ce cauchemar
mais à présent, elle commençait à craquer.
-Las Vegas, 7
heures du matin-
Warrick
venait de déposer Catherine chez elle et conduisait en direction de son
appartement, exténué par la nuit qu'il venait de passer. Une fois chez lui, il
laissa tomber sur son lit et s'endormit une minute plus tard.
Au labo, Nick
dormait sur le canapé dans la salle de pause, n'ayant pas eu la force de
prendre sa voiture et de rentrer chez lui.
A 8 heures
précises, les réveils, portables, montres…sonnèrent pour annoncer qu'il
fallait se dépêcher de se lever et de se préparer.
Nick fit en
bond quand Greg vint le réveiller, il rassembla ses affaires et rentra chez lui
à toute vitesse pour se changer. Malgré une heure de sommeil, Warrick et Catherine étaient déjà en train de s'activer.
La faible
lueur du jour venait éclairait difficilement la pièce, mais assez pour
réveiller Grissom qui était allongé sur son sofa. Il ne se rappelait pas
comment il était arriver là. Il se leva péniblement et pris la direction de la
salle de bain. Une fois douché et habillé, il ne prit même pas la peine de
manger, il n'avait pas d'appétit.
Allison
attendait patiemment que Nick arrive pour l'emmener au tribunal. Elle non plus,
n'avait pas fermé l'œil de la nuit. La fraîcheur du matin et le ciel
orageux reflétaient bien les événements de la journée. La veille au soir, elle
avait appelé John pour qu'il l'aide à se calmer mais rien n'y faisait, la
nervosité et l'anxiété avaient pris le dessus.
Nick arriva à
hauteur de son immeuble et ne fut pas surpris de la trouver déjà dehors. En
s'installant dans le véhicule, Allison le salua avec
un faible sourire avant qu'il ne démarre.
Sur le
parking du tribunal, l'équipe de nuit se retrouva dans un profond silence.
Le manque de
sommeil était visible sur tous les visages mais aucun ne voulait y penser. Ils
avaient tous la même préoccupation, une de leur amie et collègue allait voir sa
vie prendre un nouveau tournant dans quelques heures à peine.
Grissom arriva en dernier et tous
les visages se posèrent sur lui. Personne n'osait parler.
A 8h55, ils pénétrèrent tous dans
les bâtiments, au passage Brass posa une main amicale
sur l'épaule de Grissom. Celui-ci n'avait pas la force de lui sourire et se
contenta de hocher légèrement sa tête.
-Las Vegas Courthouse-
Les CSI de nuit
étaient tous présents au tribunal, ainsi qu'Allison.
Ils étaient venus soutenir Sara, même si jusqu'à présent tout ce qu'ils avaient
tenté pour la disculper n'avait rien donné. Tous affichaient des mines
fatiguées et inquiètes, mais le pire était Grissom. Il avait l'air d'avoir pris
10 ans en l'espace de quelques jours.
L'avocat de
Sara, commis d'office, était assis à sa table, et avait l'air de quelqu'un qui
savait qu'il allait perdre son affaire. Vu les preuves accumulées contre sa
cliente, il n'avait guère de chance de gagner.
A 9 heures
précises, l'huissier annonça alors l'arrivée du juge et de la cour. Tous se
levèrent et le juge, une femme nommée Pamela Clay, prit la parole.
"Officier,
faites entrer l'accusée."
Tous les regards convergèrent vers Sara qui venait
d'apparaître dans l'embrasure de la porte par laquelle on introduisait les
prisonniers, escortée d'un officier de police. Sa combinaison orange la faisait
paraître encore plus pâle qu'elle ne l'était habituellement, et elle avait les
traits tirés et les yeux rouges. Ses mains étaient menottées devant elle. Elle
échangea un regard avec ses amis, réconfortée par leur présence. Ils ne
l'abandonnaient pas dans son épreuve. Le policier la mena jusqu'à sa place, à
côté de son avocat.
L'audience se
rassit.
"L'accusation
est-elle prête à commencer ? demanda le juge.
"Oui,
Votre Honneur."
Le procureur,
nommé John McLaughlin, se leva.
"L'accusation
appelle Elaine Alcott."
La jeune
femme entra, prêta serment et s'assit à la barre des témoins. Le procureur lui
demanda de raconter à la cour les circonstances dans lesquelles elle avait
découvert le corps de Hank. Quand il eut fini avec elle :
"Maître
Cross ?" fit le juge.
"Pas de
question, Votre Honneur."
La matinée suffit
à entendre tous les témoins à charge et à décharge. Maître McLaughlin montra à
la cour la vidéo enregistrée par la caméra de sécurité de l'immeuble de la
victime et fit témoigner le Lieutenant Pierson et
l'inspecteur Adamson, qui étaient chargés de l'enquête.
Ceux-ci démontrèrent l'irréfutabilité des preuves accumulées contre Sara, ses
empreintes partout chez Hank et son arme de service
couverte du sang de Hank.
Darrien
Cross n'avait qu'un témoin à faire venir à la barre : Grissom. En effet, il
était le témoin de moralité de Sara et son alibi. Lors de son témoignage,
Grissom parla en faveur de Sara, expliquant qu'elle n'aurait jamais pu
commettre un meurtre parce que c'était contraire à tout ce qu'elle était.
Lorsque l'avocat lui demanda s'il savait où était Sara la nuit du meurtre, il
répondit :
"Elle
était avec moi, j'ai passé la nuit à son appartement."
"Merci,
monsieur Grissom. Le témoin est à vous" , fit Darrien
à l'intention du procureur.
Celui-ci se
leva et fondit sur sa proie.
"Monsieur
Grissom, est-il vrai que lorsque la police vous a interrogé la première fois,
vous avez nié savoir où se trouvait l'accusée la nuit du meurtre ?"
"Oui",
répondit Grissom, hésitant car sachant très bien où McLaughlin voulait en
venir.
"Et
ensuite, vous vous êtes tout à coup "souvenu" que vous aviez passé la
nuit chez elle ?"
"Je ne
l'avais pas oublié." Comment
aurais-je pu ? pensa-t-il.
"Alors,
pourquoi ne pas l'avoir dit tout de suite à la police ? Peut-être parce que
vous avez tout simplement inventé cet alibi ?"
"Je n'ai
rien inventé du tout, c'est la stricte vérité : la nuit du meurtre, j'étais
chez Sara."
"Alors,
comment expliquez-vous les empreintes de l'accusée partout chez la victime et
son arme de service couverte de sang ?"
"Je ne l'explique
pas. Ce doit être un coup monté contre elle."
"Allons,
monsieur Grissom, vous voudriez nous faire croire que l'accusée se trouvait
chez elle en votre compagnie la nuit du meurtre, malgré les preuves
irréfutables accumulées contre elle ? "
"Je ne
veux rien vous faire croire du tout puisque c'est la vérité ! "
Grissom
commençait à en avoir assez. Surtout reste calme, se dit-il.
"Vous
êtes un scientifique, monsieur Grissom, vous savez donc que les preuves ne
mentent pas. Alors pourquoi vous acharnez-vous à essayer d'innocenter l'accusée
malgré les preuves ? Ne serait-ce pas parce que vous tenez à elle d'une façon
plus que professionnelle ?
"Objection
!" fit Darrien. "Quel rapport avec notre
procès ?"
"Cela a
à voir avec la crédibilité du témoin, Votre Honneur", répondit le
procureur.
"Je vous
l'accorde, maître McLaughlin, mais n'allez pas trop loin."
"Merci,
Votre Honneur. Monsieur Grissom, répondez à la question."
Tout le monde
était sur les nerfs, aussi bien les CSI que l'avocat de Sara et Sara elle-même.
Qu'allait répondre Grissom ? La vérité ? C'était bien possible, il était trop
intègre pour mentir sous serment. Au bout d'un long moment, Grissom ouvrit la
bouche pour répondre :
"Oui."
"Oui
quoi, monsieur Grissom ?"
"Oui, je
tiens à elle d'une façon plus que professionnelle" , répéta-t-il d'une
voix basse.
"C'est
donc pour cela que vous prétendez avoir passé la nuit chez elle, pour
l'innocenter, en totale contradiction avec les preuves ?"
"Je ne prétends
rien, c'est la vérité, j'étais vraiment chez elle cette nuit-là."
"Allons,
monsieur Grissom, n'essayez pas de nous faire marcher."
"Objection
!" interrompit Darrien. "Il harcèle le
témoin."
"Retenue"
, répondit le juge. "Maître McLaughlin, vous tournez en rond, avez-vous
d'autres questions à poser au témoin ?"
"Non,
Votre Honneur."
"Très
bien. Monsieur Grissom, vous pouvez reprendre votre place. La séance est levée
pour le déjeuner. La cour entendra les plaidoiries des deux parties cet après-midi
à 14h."
Le juge
abattit son marteau.
A 14h, la
cour se réunit de nouveau. Le procureur plaida le premier, mettant en avant les
preuves, le mobile qu'avait Sara (la trahison de Hank
envers elle) et l'absence d'alibi crédible. Darrien
Cross plaida ensuite, faisant de son mieux pour défendre sa cliente. Puis le
jury se retira pour délibérer.
Pour Sara,
tout s'était déroulé comme dans un rêve, un cauchemar plutôt. Elle avait
entendu le Lieutenant Pierson décrire les preuves la
condamnant, elle avait vu l'expression de son avocat, et elle savait que sa vie
allait prendre un virage à 180°. Et elle était terrifiée. Elle ne voulait pas
mourir maintenant, pas au moment où tout s'arrangeait avec Grissom et où ils
étaient enfin ensemble. Une question la tourmentait : qui avait pu lui faire ça
? Elle n'avait pourtant pas d'ennemis, à part peut-être un suspect qu'elle
avait fait condamner. Saurait-elle un jour la réponse à cette question ?
Vers 15h30,
le jury revint. Ils avaient fini de délibérer.
"Les
jurés ont-ils rendu leur verdict ?"
"Oui,
Votre Honneur."
Le président
du jury tendit un morceau de papier et le juge le lu en silence.
"Accusée,
levez-vous."
Sara, son
avocat et tous ses collègues et amis retinrent leur souffle.
"Sara Sidle,
à l'accusation de meurtre au premier degré, cette cour vous déclare coupable.
Vous êtes condamnée à la peine capitale par injection."
A l'arrière,
on entendit un cri étouffé, et Catherine s'effondra dans les bras de Warrick. La panique envahit Sara, et l'horreur se lisait
sur les visages de l'équipe de nuit et d'Allison. Ce
n'était pas possible, pas Sara, ça ne pouvait pas se terminer ainsi. Il devait bien y avoir quelque chose à faire
pour empêcher ça.
"En
attendant votre exécution, vous serez détenue à la prison d'état du Nevada.
Affaire classée."
Alors que les
gardes s'approchaient de Sara pour l'emmener, celle-ci se mit à crier :
"Non, je
n'ai rien fait, je suis innocente, je n'ai pas tué Hank
! Grissom, sors-moi de là, s'il te plaît, ne me laisse pas mourir !"
"Je
n'abandonnerai pas, Sara" , cria-t-il à son tour alors que les gardes
emmenaient Sara, je trouverai qui t'a fait ça !! Je te le jure !"
Et Sara
disparu, emmenée par ses gardes.
Les gens
commencèrent à sortir. En passant près du groupe d'amis de Sara, Darrien Cross murmura :
"Je suis
désolé."
Puis il
partit.
Les derniers
à rester dans la salle étaient l'équipe de nuit et Allison,
tous en état de choc. Catherine sanglotait dans les bras de Warrick
qui faisait de son mieux pour ne pas faire de même. Nick affichait l'air de
quelqu'un qui voulait se réveiller d'un mauvais rêve, un air incrédule et
choqué. Et Allison qui avait pâlit, luttait pour ne
pas laisser couler les larmes qui emplissaient ses yeux. Le plus terrible à
voir était Grissom. Aucun d'eux ne bougeait. Mais quand finalement il laissa
couler ses larmes, il prit Allison dans ses bras et
la serra très fort. Puis il se leva.
-"Allez,
sortons d'ici, fit-il d'une voix brisée."
Tous
obéirent, tels des zombies. Ils sortirent enfin de la salle où leur vie avait
pris un cours si tragique, la vie de leur amie était en sursis et on ne savait pour combien de
temps.
-1 jour, 6 heures et 30
minutes….plus tard-
Il pleuvait sur Las Vegas, et depuis
quand pleuvait-il à Las Vegas en plein mois de juillet ? Exactement depuis
1 jour, 6 heures et 30 minutes.
A la sortie du tribunal, Brass avait tenu à raccompagner Grissom, vu son état, il
aurait pu avoir un accident. Les autres avaient dû se forcer à se calmer avant
de reprendre la route.
Un silence de mort régnait à présent
sur le parking. Tous, à l'exception de Grissom, s'étaient réunis chez
Catherine. Cette dernière n'arrivait pas à arrêter les larmes de couler, Nick
non plus d'ailleurs. Seuls Brass, Warrick
et Allison ne pleuraient pas, ils essayaient de se
montrer durs mais sous leur apparence extérieure, ils avaient craqué depuis
longtemps.
Pendant ce temps, on conduisait Sara
dans ses nouveaux ‘locaux', elle était enchaînée aux mains et aux pieds et
avait l'impression de faire un mauvais rêve. Tout se passait au ralenti autour
d'elle, les voix qu'elle entendait avaient l'air à la fois lointaines et
étouffées et elle sentait le sang battre contre ses tempes.
En approchant d'une porte à
barreaux, elle pu lire brièvement l'inscription ‘Couloir de la Mort' et
la panique prit à nouveau le dessus sur elle. Son cœur n'avait jamais
battu aussi fort et sa tête lui faisait mal comme jamais auparavant.
Un des gardes qui la tenait échangea
quelques mots avec son collègue qui tenait la porte. Le cerveau de Sara était
trop faible pour bien enregistrer la conversation.
"Combien d'exéc………….
aujourd'h….. ? "
"Une seulem……"
"Je t'amène
……… plaçante…."
Ils éclatèrent de rire avant de
continuer leur chemin. Au fond du couloir, ils prirent la première à gauche et
encore un nouveau et interminable couloir s'offrait à eux.
Finalement, au bout ils s'arrêtèrent
devant une cellule. La lourde porte métallique fut ouverte, révélant une pièce
étroite. Elle contenait un lit, ou plutôt une sorte de matelas et un WC ainsi
qu'une minuscule fenêtre, si l'on pouvait qualifier ça de fenêtre.
Ils entraînèrent Sara à l'intérieur
et la détachèrent avant de quitter la cellule, refermant derrière eux la lourde
porte.
C'était il y a 1 jour, 6 heures et
30 minutes.
En ce dimanche soir, les
mêmes personnes travaillaient à la CSI Division. Nick, Warrick
et Catherine, qui essayait de remplir le poste de superviseur, n'étaient guère
motivés. Ils tournaient en rond, ne parlaient pas et semblaient réellement
perdus.
Dans la nuit, Catherine fit un
détour par les toilettes, voulant se rafraîchir le visage. Après avoir refermer l'eau, elle
entendit un bruit derrière elle : quelqu'un pleurait. Elle se retourna et approcha la
porte sans un bruit.
"Allison ?
C'est toi ?" demanda-t-elle
"Oui" répondit la jeune
fille en murmurant
"Ça fait longtemps que tu es
là ?"
"Je sais pas…." Sa
voix était pleine de sanglots
"Tu veux pas ouvrir la porte,
on pourrait discuter… et puis, avoir une porte en plein milieu c'est pas
très agréable." Elle essaya de détendre l'atmosphère mais son sens de
l'humour l'avait quitté la veille. Le silence retomba dans la pièce avant que
le loquet de la porte ne se fasse entendre et que celle-ci s'ouvre. Catherine
aperçut alors Allison assis par terre contre le mur,
les yeux rougis et les traces des larmes étaient visibles sur ses joues.
Catherine se mit assise en face d'elle et lui dit en prenant un ton maternel.
"Est-ce que ça va ?"
La jeune fille lui répondit en hochant
la tête
"Hier j'ai…."
Commença-t-elle
"Je t'écoute,
dit-moi…"
"Pendant un instant, ça m'a
fait revenir deux ans en arrière, quand on m'a annoncé la mort de ma
famille…" elle avait du mal à parler, les souvenirs revenaient la
hanter.
Catherine resta silencieuse, elle ne
savait pas quoi dire ou quoi faire.
"Je suis restée planté là et il m'a
fallu au moins cinq minutes pour réaliser ce qui s'était passé.
J'avais les larmes qui me piquaient les yeux, elles voulaient couler, mais moi
je les ai combattues…parce que je n'ai jamais voulu montrer mes
faiblesses et pleurer. J'ai honte quand je pense que je n'ai pas versé une
seule larme à la mort de ma famille et même après…" de nouvelles
larmes coulèrent de ses yeux.
"Hey…
il n'y a pas à avoir honte Ally, tout le monde réagit
différemment." Lui dit Catherine en s'approchant d'elle et en lui passant
une main autour des épaules.
"Oui…."
Soupira-t-elle
"Bon, qu'est-ce que tu dirais
de sortir d'ici ?"
"Ça marche"
Elles se levèrent et quittèrent les
lieux pour rejoindre les autres dans la salle de pause.
Grissom était étendu sur son lit,
fixant intensivement le plafond. Il n'avait pas bougé de là depuis que Brass l'avait déposé le jour précédent. Le jour où sa vie entière
avait basculé… Il se répétait sans cesse la dernière phrase de Sara, le
priant de lui venir en aide. Malheureusement, il n'y avait rien qu'il puisse
faire. On l'avait viré de la CSI Division, le seul endroit où il aurait à la
rigueur, pu faire quelque chose pour elle.
-Lundi, début de soirée-
Allison se trouvait dans le bureau du
Shérif Mobley, afin d'essayer de transmettre
l'affaire du meurtre de Hank au service de nuit.
Celui-ci avait refusé catégoriquement et sans raison. La jeune fille ne voulait
pas se contenter de cette réponse et continuait de le harceler.
"Mais enfin Shérif ! Je ne
comprends pas en quoi ça vous gêne que l'enquête leur soit confiée !"
dit-elle agacée
"Agent Moreau, l'affaire a été
classée ! Et je n'irais pas la faire rouvrir !" répondit-il
sèchement
"Je sais bien qu'elle est
désormais classée. Je sais aussi que le procès a eu lieu et qu'une sentence a
été prononcée !" cria-t-elle
"Alors pourquoi continuez-vous
à m'importuner ?! se plaint-il
"Parce que le verdict me, non,
nous dérange !! Ils viennent de condamner une innocente à
mort !" répliqua-t-elle en colère
"Ecoutez, Sara Sidle a été
reconnue coupable de meurtre, je n'ai rien à redire ! Point
barre !"
"Et c'est tout, ça ne vous a
jamais troublé qu'une de vos collègues, qui s'est toujours investit à fond dans
son travail, qui a d'excellentes notes, ai décidé de mettre fin à sa carrière
en tuant un type. Et en plus de ça, ai laissé ses traces pour qu'on soit sûr de
la retrouver ? Vous trouvez ça logique ?"
"Pour ce qui est de ses notes,
je me demande maintenant si ça n'a pas à voir avec sa relation avec
Grissom." Dit-il sarcastiquement
"N'y pensez même pas ! Et
maintenant répondez à ma question !" l'obligea-t-elle
"Je n'ai pas à vous
répondre"
"Ok, très bien…."
Soupira-t-elle avant qu'une idée ne lui traverse l'esprit
"Dites-moi, vous aimez
collaborer avec les fédéraux, je me trompe ?" elle radoucit sa voix
"Oui en effet, pourquoi cette
question ?"
"Vous avez même l'intention de
vous présenter aux prochaines élections ?"
"C'est exact "
répondit-il intrigué
"Alors c'est simple, vous savez
autant que moi, que le FBI a des tas de contacts, moi-même j'en ai"
dit-elle en mentant
"Voilà ce que je vous propose,
vous nous laisser reprendre l'affaire, et votre campagne, vous
l'avez !"
"Vous êtes vraiment
coriace !" répondit-il considérant le pacte
"Qui ne l'est pas au
FBI ?" dit-elle pince sans rire
"Je suis désolé mais je ne veux
pas rouvrir cette affaire."
"Très bien" dit-elle en se
levant
"Ça fera mauvaise impression,
de savoir que vous avez refusé de sortir une innocente de l'enfer. Et puis, ne
comptez plus sur les fédéraux pour vous donner un coup de pouce dans la moindre
affaire !"
"Minute agent Moreau" dit-il
quand elle eut atteint la porte
"Qu'est-ce qu'il y
a ?"
"Vous l'avez votre sale enquête
et j'espère pour vous que ça aboutira !"
"Oh oui, ce serait tellement
moche pour vous qu'une de vos employées ce soit fait exécuter pour meurtre,
quelle honte pour un flic !" dit-elle durement envers lui.
"Dehors et plus vite que
ça" répondit-il froidement
Une fois à l'extérieur, elle appela
Greg et lui demanda de biper immédiatement les autres.
Dix minutes plus tard, Catherine,
Nick, Greg et Warrick étaient dans le bureau de
Grissom, attendant Allison. Cette dernière ne tarda
pas trop et remercia Greg au passage.
"Bon j'ai du
nouveau !" annonça-t-elle
"On t'écoute" lui répondit
Catherine
"Je viens d'avoir un petit
entretien avec Mobley, nous avons l'enquête !"
leur apprit-elle
"Ok, génial !" dit
Nick
"Bon maintenant, arrangez-vous
pour ce qui est du terrain, il faut que je contacte la brigade
criminelle." Et elle partit de la pièce
"Catherine, on
t ‘écoute, c'est toi le boss maintenant" dit Warrick
"Bien, Nick et Warrick, vous venez avec moi, on se rend sur les lieux
immédiatement. Greg, tu pars retrouver Allison pour
que vous récupériez tous les échantillons et autres preuves recueillies par les
flics. Après avoir fait des relevés sur l'arme, emmène-la en balistique pour
que Bobby l'examine. Compris ?" demanda-t-elle au jeune laborantin
"Affirmatif chef !"
et il partit rejoindre Allison pendant que les autres
allèrent chercher leur mallettes et autre matériel.
Sur les lieux du meurtre, rien de
particulier ne fut relevé. Catherine s'occupait des empreintes digitales
pendant que ses deux collègues s'occupaient des fibres et autres éléments
diverses.
"Y'a rien ici !"
soupira Nick
"Aucune fibre, aucun cheveu, rien !"
"Pareil pour moi" ajouta Warrick
"Je viens de relever toutes les
empreintes retrouvées sur les objets les plus susceptibles d'êtres touchés par
les ‘visiteurs' et j'en ai pas beaucoup." Leur dit Catherine
"Ça va faire plus de deux
heures qu'on est ici ! Je vois pas ce qu'on peut espérer trouver de
plus…"
"Ok, rentrons…"
murmura Catherine
Au même moment dans les labos, Greg
s'activait autour des échantillons de sang prélevés sur l'arme de Sara. Allison était plus loin, dans une salle, en train
d'accrocher les photos prises par les policiers.
A leur arrivée, Catherine se dirigea
aussitôt au service des empreintes pendant que Nick et Warrick
rejoignirent Greg.
"Hey Greggo ! Du nouveau ?" lança Nick
"Pas grand chose, j'ai retrouvé
deux ADN différents sur le revolver. Et il s'agit de celui de Sara et de Hank." Il vit ses deux collègues soupirer
"Je sais…j'en ai fini
avec l'arme, un de vous peut l'emmener en balistique"
"Ok je m'en charge" dit Warrick en la prenant
"Tu as des nouveaux échantillons
Nick ?"
"Non, désolé, rien de
plus…"
Catherine croisa Warrick
sur le chemin du retour et lui demanda s'il avait du nouveau. Il lui expliqua
pour les ADN retrouvés sur l'arme avant de repartir.
Elle trouva Nick en compagnie d'Allison, regardant les photos attentivement.
"Alors Cath,
quoi de neuf ?" demanda la jeune fille
"Et bien, c'est
étrange…" commença-t-elle
"Quoi ?"
"Les empreintes que j'ai
relevées partout ailleurs appartiennent à Hank et à
sa copine Elaine Alcott
mais je n'en ai aucune de Sara…"
"Ça fait combien de temps que
l'histoire de l'accident est arrivée ?" demanda Allison
"Une semaine et demi, je ne
comprends pas, on retrouve ses empreintes partout dans le sang, sur son
arme… mais nulle part ailleurs, même pas sur la clenche de porte, plus
précisément, sur aucune des portes !"
elle était confuse
"Donc en fait, pas de trace de
Sara, hormis pour ‘la scène du meurtre'" s'assura Allison
"En un mot : oui"
répondit Catherine
"C'est clair que c'est
étrange" dit Nick
Ils restèrent un moment en train de
reconsidérer les faits.
La nuit passa rapidement pour une
fois et déjà il était l'heure de partir. Les garçons ne s'étaient pas fait
prier pour rentrer car la nuit avait été fatigante, Catherine s'apprêtait à sortir
quand Allison la rattrapa.
"Cath
attend !" celle-ci se retourna
"Oui ?"
"Je voulais savoir… je
vais certainement passer voir Grissom aujourd'hui, histoire de voir comment il
va… tu crois qu'il faudrait le mettre au courant pour
l'affaire ?" demanda-t-elle incertaine
"J'avoue que je ne sais pas
trop…il vaudrait mieux ne rien lui cacher, je pense que ça lui ferait du
bien de nous aider. Il ferait n'importe quoi pour Sara… comme nous
tous…" fini-t-elle en murmurant
"Oui."
"Dit lui que je passerais le
voir aussi " dit-elle en commençant à s'éloigner
"D'accord, à ce soir"
-Nevada State Prison, couloir de la
mort-
Sara venait de se réveiller en
sursaut. Encore un cauchemar. Elle n'avait pas dormi une seule fois
correctement depuis son arrestation. Et ça s'était aggravé depuis le procès.
Ses cauchemars étaient affreux, elle se voyait mourir lentement. Elle se voyait
dans une salle, allongée sur une sorte de siège. Des gens la regardaient, leurs
visages ne portaient aucune expression et ils ne bougeaient pas non plus.
Soudain, un homme habillé tout en blanc, comme une sorte de médecin,
s'approchait d'elle et lui disait quelque chose. Mais à chaque fois, c'était
incompréhensible, il semblait se moquer d'elle. Il levait toujours le même bras :
le gauche pour lui réajuster les électrodes placées sur elle. Puis il se
retirait et là encore, elle se retrouvait seule, à la merci des ses bourreaux.
Elle pouvait entendre au loin quelqu'un hurler, hurler toujours la même chose,
mais la encore c'était étouffé. A ce moment là, un homme en noir se plaça à ses
côtés. Il avait l'air d'un prêtre, oui c'est ça, un prêtre qui venait l'aider à
accepter sa destinée ? Et c'était toujours au moment où il réajustait sa
bible dans ses mains que la même douleur l'envahissait… comme si elle
brûlait intérieurement, comme si on lui injectait du feu dans les veines. Et
c'était toujours à ce moment précis que la voix se rapprochait et qu'elle
pouvait l'identifier : Grissom. Il hurlait son nom, mais elle ne pouvait
pas le voir. La douleur continuait son chemin et paralysait ses poumons, elle
avait du mal à respirer. Elle n'avait plus la force de résister au feu qui la
rongeait. Et c'est toujours au moment où elle apercevait Grissom courir vers
elle, que le voile noir passait devant ses yeux et que tout s'arrêtait, même
cette douleur abominable.
Se redressant sur son matelas, elle
balaya la sueur qui perlait sur son front avec le revers de sa manche. Essayant
de calmer sa respiration, elle entendit des pas résonner dans le couloir. Ils
s'arrêtèrent à sa porte et celle-ci s'ouvrit avec le même grincement. Trois
hommes pénétrèrent dans sa cellule. Deux gardes et un civil, celui-ci se posa
contre le mur.
"Bonjour, Mlle Sidle" dit
l'homme
Sara ne répondit rien, toujours
préoccupées par son rêve
"Je suis Larry
Hoagert, le directeur de la prison" se
présenta-t-il
"J'ai plusieurs choses à vous
dire, tout d'abord, bienvenue dans mon centre de détention." Il avait
l'air pathétique, se pensa-t-elle
"Vous avez de la chance d'avoir
une cellule pour vous toute seule. L'ancien occupant, nous a quitté
l'après-midi de votre arrivée." Il s'arrêta, notant qu'elle ne l'écoutait
pas, avant d'enchaîner :
"Je suis également ici pour
vous informer quant à la date de votre exécution." Sara releva
immédiatement sa tête.
"Elle aura lieu dans 6 mois.
Nous n'avons pas encore fixé de jour."
Elle n'en revenait pas, le délai
était extrêmement court
"6 mois ?"
murmura-t-elle
"Oui, nouvelle réglementation,
notre cher gouverneur trouve nos prisons trop surpeuplées et a décidé de passer
à la vitesse supérieure. Bien, à présent nous allons vous laisser." Un des
gardes ouvrit la porte, laissant sortir Hoagert en
premier avant que les deux hommes ne le suivent.
A nouveau seule, Sara se mit à
trembler et les larmes coulèrent à flots.
-Grissom Townhouse-
Allison stoppa sa moto et en descendit.
Elle se dirigea vers la porte et frappa plusieurs fois. Au bout de quelques
instants, aucune réponse ne se faisait entendre et elle réitéra, cette fois-ci
un peu plus fort. Toujours aucune
réponse. Elle jeta un rapide coup d'œil aux alentours et vit le véhicule
de Grissom garer à son emplacement. Ca n'était pas son genre de ne pas venir
ouvrir, sauf si ça n'allait pas. Elle posa sa main sur la poignée et elle la
tourna doucement, elle fut surprise de trouver la porte non verrouillée. Elle
entra d'un pas hésitant et tout en s'aventura dans la pièce, elle appela :
"Grissom ? Vous êtes
là ?"
Aucune réponse.
Elle ne vit personne dans le salon
ni dans la cuisine et se dirigea vers la salle de bain. Toujours personne, elle
vit que la porte de la chambre était entrebâillée et s'approcha doucement. Elle
la poussa sans un bruit et vit Grissom allongé, les yeux ouvert et fixant le
plafond.
"Grissom…" dit-elle
faiblement avant de s'approcher de lui. Il avait l'air en mauvaise forme, il
portait les mêmes vêtements que le jour du procès, il ne s'était pas rasé et
ses yeux étaient hagards. Son visage exprimait le manque de sommeil et sa
pâleur n'arrangeait rien.
"Mon dieu Grissom…vous
êtes comme ça depuis samedi ?" elle n'en revenait pas de le voir
ainsi.
Il ne lui répondit pas, perdu dans
ses pensées. Mais Allison connaissait la réponse.
"Ecoutez, je suis venu voir que
vous alliez…"
"Je vais très bien, merci"
répondit-il d'une voix lointaine
"Oui, bien sûr, je vois
ça !" ironisa-t-elle
"Bon, j'ai des choses
importantes à vous dire, alors vous allez vous lever !" lui
ordonna-t-elle
"Non…" murmura-t-il
"Immédiatement !"
cria-t-elle en réponse
Il ferma ses yeux et soupira
longuement, puis se leva enfin, mais non sans mal.
"Vous allez prendre une douche
et vous changer, pendant que je vous fais du café, et après ça je vous
expliquerai tout." Le ton qu'elle employait ne laissait aucune chance à
Grissom d'émettre la moindre objection. Et tel un enfant, il obéi
immédiatement.
Il allait refermer la porte quand Allison lui dit une dernière chose :
"Et surtout, n'oubliez pas de
vous raser !"
Pendant qu'il était sous la douche, la
jeune fille lui prépara du café, bien serré, afin de lui remettre les idées en
place. Il était complètement déconnecté de la réalité depuis le verdict.
Elle l'entendit arrivé, et prit une
tasse dans laquelle elle versa du café.
"Wow,
vous êtes mieux comme ça !" s'exclama-t-elle -"De quoi vous
vouliez me parler ?" demanda-t-il en prenant la tasse
"Ok, écoutez
attentivement " il s'assit et attendit qu'elle commence
"J'ai été voir Mobley hier…je lui ai demandé qu'ils ré ouvre l'enquête
et la donne au service de nuit."
"Et il a refusé" dit-il en
soupirant
"Au début oui, mais j'ai réussi
à lui forcer la main…"
"Quoi ? Vous avez réussi à
avoir l'enquête ? Comment vous avez fait ?" demanda-t-il étonné
"Oh, euh…disons que je
lui ai promis des tas de trucs, que je ne pourrais jamais mettre en
pratique." Avoua-t-elle
"Le mensonge vous perdra."
Lui dit-il
"Oui mais c'est pour une bonne
cause, alors je m'en fiche. D'ailleurs, hier soir, Cath
et les garçons sont retournés à l'appartement."
"Ils ont trouvé quelque
chose ?"
"Malheureusement
non…" commença-t-elle
"Ecoutez, j'ai parlé avec
Catherine et on s'est dit, que vous voudriez travailler avec nous sur
l'affaire."
"Vous oubliez que je ne fais
plus partie de l'équipe."
"Et après ? Ce qu'on va
faire, c'est de vous transmettre tous les éléments qu'on possède, et comme ça,
vous pourrez nous aider." Proposa-t-elle
"J'aimerais tellement vous
aider, mais si ça tombait dan de mauvaises oreilles comme Mobley
ou même Ecklie, vous auriez de gros ennuis."
"Je prends le
risque !" répondit-t-elle du tac au tac
"Vous avez pensé à vous et à
votre carrière, futur… ?"
"Je ne reviendrais pas sur ma
décision, je fais ça pour Sara, et je pense que vous êtes le mieux placé pour savoir
que c'est la meilleure décision. Et puis vous êtes la personne qui voudrait le
plus au monde, reprendre cette enquête pour l'aider.
"Oui…" murmura-t-il
lorsque des images de Sara envahirent ses pensées.
"Bon, on peut compter sur vous
alors ?" demanda-t-elle pour s'assurer
"Oui"
La sonnerie du téléphone acheva leur
discussion, Grissom se leva pour aller décrocher. Allison
l'observait, afin de voir s'il s'agissait de bonnes ou mauvaises nouvelles,
mais son visage ne laissait filtrer aucune émotion. Finalement, il raccrocha et
revint s'asseoir calmement. Il ne disait rien et fixait sa tasse.
"Grissom, qu'est-ce qui se
passe ?" demanda-t-elle inquiète
"C'était l'avocat de Sara"
dit-il seulement
"Oui, et que
voulait-il ?" ça l'intriguait complètement
"Il vient de m'annoncer une
mauvaise nouvelle…"
"Quoi comme
nouvelle ?" elle commença à avoir peur
"La date d'exécution de
Sara…" sa voix était pleine de sanglots et Allison
poussa un long soupir
"Mon dieu…" dit-elle
"Elle aurait lieu dans 6
mois…"
"C'est pas possible !
C'est trop court 6 mois, mais enfin ! Normalement c'est minimum 10 ans
avant que ça arrive ! Là je suis plus sûre de comprendre. Il ne vous a
rien dit d'autre ?" elle sentait la colère monter en elle.
"Non…" les larmes
commencèrent à lui couler le long des joues
"Oh Grissom…"
murmura-t-elle avant de lui poser une main sur l'épaule.
"Je vais immédiatement appeler
les autres, je vais leur dire de venir ici et on va commencer à se mettre
sérieusement au travail. J'appellerai également la prison. On va la sortir de
là, je le jure." Fini-t-elle en murmurant
Une demi-heure plus tard, Catherine,
Nick, Warrick, Brass et
Greg arrivèrent au domicile de Grissom. Il était allongé sur son canapé,
incapable de penser à autre chose qu'au coup de téléphone qu'il avait reçu et à
Sara.
Allison accueilli ses collègues et très
vite, leur annonça la mauvaise nouvelle :
"Je ne vais pas y aller par
quatre chemins : l'exécution de Sara aura lieu dans 6 mois, ça nous laisse
très peu de temps." Dit-elle d'un ton sérieux
"Oh mon dieu" se fit
entendre parmi le groupe
"Pourquoi le délai est aussi
court ?" demanda Catherine qui n'y croyait pas
"On n'en sait rien….je
vais essayer de joindre la prison pour avoir des informations." Elle se retira
dans un coin et sortit son portable.
Pendant ce temps, Catherine
s'approcha de Grissom, toujours allongé.
"Gil… est-ce que tout va
bien ?" ‘Bravo Cath ! Quelle
question stupide !' se pensa-t-elle
Celui-ci remua faiblement la tête en
signe que non.
"Je comprends ce que vous
pouvez ressentir…"
"Non Cath,
vous ne pouvais même pas imaginer ce que je ressens actuellement."
Répondit-il dans un murmure mais néanmoins froidement.
"Désolée…" se
reprit-elle essayant de ne pas l'énerver plus.
"Non, c'est ma
faute…" admit-il dans un soupir
Catherine allait répondre quelque
chose quand Allison raccrocha et se dirigea vers eux.
"Ok, je viens de parler au
directeur de la prison."
"Qu'est-ce qu'il a
dit ?" s'empressa Nick
La jeune fille soupira avant
d'affronter tous les visages interrogateurs.
"C'est une décision prise par
le gouverneur, il a trois semaines. D'après lui, les prisons sont surpeuplées,
ils manquent d'effectifs et surtout il trouve inutile le fait de faire
poireauter dix ans un détenu avant son exécution." Leur dit-elle révoltée
"Quel salaud !" lâcha
Warrick avant de s'excuser
"On ne va pas laisser ça nous
décourager" ils furent surprit de trouver Grissom debout et son air
sérieux d'autrefois était de retour.
"On va reprendre cette enquête,
et même si je n'ai plus le temps de dormir pendant les six prochains mois, je
m'en fiche ! On va sortir Sara de là et tous ensembles !" il
avait l'air plus que déterminer
"Ravi de vous retrouver Griss " lui dit Allison
"Allez, tout le monde au
travail" annonça Catherine et personne ne broncha.
Ils s'activèrent tous, Nick et Warrick firent l'inventaire des preuves et autres éléments
récupérés, analysés, utilisables, non utilisables avec l'aide de Greg qui
rapporta ses observations sur les différentes analyses. Brass
écoutait attentivement et essayait d'imaginer le meurtre dans sa tête.
Catherine fit part de ses observations quant aux empreintes. Grissom les
écoutaient tous consciencieusement et Allison en
faisait autant, tout en notant mentalement de rapporter tous les rapports
d'enquêtes pour les relire une énième fois.
L'heure de partir au travail sonna
et tous les CSIs quittèrent le domicile de leur
ancien boss. Seule Allison resta plus longtemps car elle
avait besoin de savoir ce qu'elle pouvait demander à la brigade criminelle en
plus.
Alors qu'elle s'apprêtait à partir,
Grissom lui dit :
"Il faut que j'aille voir
Sara…j'ai besoin de la voir"
"Je sais…ça doit être
possible d'avoir un rendez-vous. Appelez-les maintenant. Si jamais ça ne
marchait pas, prévenez-moi !" lui répondit-elle
"Ok, merci " elle lui
fit un signe de tête et sortit.
La soirée promettait d'être
longue… trois affaires inattendues venaient de tomber sur les bras de
l'équipe, les obligeant à repousser l'affaire Peddigrew.
"De quoi s'agit-il Cath ?" demanda Nick
"Un triple homicide à Little Paris et un viol suivi de meurtre à la sortie de
Henderson"
"Encore un viol ?"
s'étonna Nick
"Oui, tu penses que c'est
relié ?" lui demanda-t-elle
"Ça m'en a tout l'air, enfin
bref, qui vient avec moi ?"
"Tu restes en solo, avec l'aide
de Brass évidemment."
"Ok" dit-il avant de se
lever et de rejoindre ce dernier
"A nous le triple
homicide…" soupira Warrick avant de suivre
Catherine.
Dans un des labos, la sonnerie d'un
portable vint perturber le silence de la pièce. Allison
se dépêcha de répondre, coupant ainsi le son aigu qui lui cassait les oreilles.
"Moreau" dit-elle d'une
voix fatiguée
"C'est Grissom, je ne vous dérange
pas ?"
"Non…" dit-elle
avant de bailler
"Qu'est-ce qui se passe, la
prison a rejeté votre demande ?"
"Non, ça s'est bien passé, j'y
vais demain matin. Je voulais juste savoir comment ça avançait au
labo…" demanda-t-il calmement
"Je suis en train de relire les
rapports depuis plus de trois heures. Sinon, deux grosses enquêtes leur sont
tombés dessus et l'affaire a été repoussée en attendant." Elle pouvait
l'entendre soupirer
"Quel genre
d'affaire ?"
"Un triple homicide et un autre
viol/meurtre près de Henderson. Nick pense qu'il s'agit du même type pour le
viol."
"Ok…appelez-moi si vous
avez du nouveau" dit-il
"Promis, à plus tard" et
ils raccrochèrent. La jeune fille contempla la pile de dossiers qui lui
restait, soupira, en prit un nouveau rapport et l'ouvrit, se replongeant à
nouveau dans la lecture.
Vers 6 heures, tout le monde quitta
les lieux, épuisés par la nuit qu'ils venaient de passer. Nick avait trouvé un
lien reliant ses deux affaires, et maintenant il pourchassait son violeur/serial
killer avant qu'il ne tue à nouveau. Mais le peu d'indices ne lui facilitait
pas la tache…
Il en était de même pour l'enquête
de ses collègues. En effet, Catherine et Warrick
avaient fait des prélèvements et des premières observations, mais il n'y avait
pas grand chose pouvant les aider.
-Grissom Townhouse,
quelques heures plus tard-
Le réveil se déclencha à 8 heures
pile. Grissom sortit de la salle de bain et vint éteindre la machine. Il n'avait,
une fois encore, pas beaucoup dormi et ne voulait pas être en retard à la
prison. Il était déjà douché, rasé, habillé, il ne lui manquait plus qu'à
déjeuner et il était prêt à partir.
Une fois qu'il eut mangé quelque
chose, il attrapa ses clés de voiture et quitta sa maison. Une fois au volant
de son véhicule, il démarra en vitesse et prit le chemin de la prison.
Cette dernière se trouvait à 1 heure
de route de Las Vegas et était implantée dans un milieu désertique. Il n'y
avait aucune ville aux alentours de 3kms à la ronde.
A l'entrée, le garde lui demanda le
but de sa visite et lorsque Grissom lui répondit, il lui fit suivre un chemin
différent de l'habituel. Lorsqu'il fut garé, un garde s'avança vers lui et lui
demanda ses papiers.
"Bonjour Monsieur Grissom, si
vous voulez bien me suivre." Lui dit le garde
Il le suivit dans un des bâtiments
un peu plus en retrait comparé aux autres. Il ouvrit une porte marquée
‘parloirs, couloir de la mort' et à ce moment là, Grissom sentit son
cœur se serrer. A l'intérieur de la salle, qui était séparée en deux à
cause des grilles de séparation, se trouvait un poste de garde où un agent
habillé tout en blanc surveillait la salle. Il n'y avait personne dans les
autres parloirs. On indiqua à Grissom de s'installer au numéro 3 et d'attendre.
Il se sentait mal à l'aise et s'assit, essayant de calmer sa nervosité. Deux
minutes plus tard, une porte du côté prisonnier s'ouvrit et deux gardes en
sortaient, escortant une jeune femme portant une combinaison orange. Lorsqu'elle
s'approcha pour s'asseoir, Grissom eut du mal à respirer. Elle semblait faible,
fragile, fatiguée, ses yeux étaient cernés et sa peau était encore plus pale
qu'au procès.
"Sara…"
murmura-t-il, choqué de la voir ainsi
"Grissom…" son
visage s'illumina lorsqu'elle le vit.
"Mon dieu Sara…"
"Je sais…je ne dors
plus…trop de cauchemars…" avoua-t-elle
"Si seulement je pouvais faire
quelque chose…" soupira-t-il
"Je suis contente de te
voir" lui dit-elle avec un faible sourire
"Moi aussi" il posa ses
mains contre la grille afin d'entrer en contact avec les siennes, il avait
besoin de pouvoir la toucher.
"Comment vont les
autres ?" demanda-t-elle observant leurs mains
"Ils…ont été profondément
affectés…" admit-il
Sara n'avait pas la force d'exprimer
ses sentiments et se contenta de remuer sa tête doucement.
"Ils ont réussi à faire rouvrir
l'enquête et ils m'ont demandé de les aider."
"Ok…je suis contente de
savoir que vous ne m'oubliez pas…" ironisa-t-elle
"Comment
pourrait-on ?"
"J'ai parlé avec mon
avocat…je lui ai demandé ce que je pouvais faire pour tenter de m'en
sortir…"
"Qu'est-ce qu'il t'a
dit ?" pressa-t-il
"Qu'il m'était possible de
faire appel…"
"Et ? Quand est-ce que ça
va avoir lieu ?"
"Le mois prochain…"
Une lueur d'espoir venait de naître dans les yeux de Grissom
"…mais je ne me fais
aucune illusion." Dit-elle las
"Sara, il faut tout
essayer ! Je veux que tu continues à te battre, tu m'entends ? Jamais
je ne te laisserais tomber, et jamais je ne te laisserais payé pour un crime
que tu n'as pas commis !" dit-il en haussant le ton
"Griss…je
suis épuisée…jamais je n'arriverais à prouver mon innocence, tout est
contre moi…"
"Sara, l'équipe vient de
reprendre l'enquête, je te promets qu'il trouveront une solution, tu les
connais, non ?! Je t'en prie, ne
leur montre pas qu'ils ont raison… s'il te plaît, fait le pour moi…
pour nous…" il finit en murmurant car les sanglots obstruaient sa
gorge, tandis que ses yeux commençaient à se remplir de larmes, tout comme ceux
de Sara.
"Je te le promets…"
murmura-t-elle en retour
Grissom sourit faiblement, content
de retrouver sa Sara.
"Tu n'aurais pas
dû…" commença-t-elle soudainement
"Je n'aurais pas dû
quoi ?"
"Lors du procès, tu n'aurais
pas dû leur dire que tu tenais à moi d'une façon autre que
professionnelle." Elle refusait de croiser son regard
"Sara…je ne voulais pas
mentir…"
"Oui…mais regarde où ça
va te mener, ils vont s'en prendre à toi et à ta carrière ! Ils t'ont déjà
suspendu…je ne veux pas qu'il t'arrive autre chose à cause de moi."
Lui dit-elle sérieusement.
"Sar…rien n'est de ta
faute, c'est clair ? J'ai pris des risques, et alors ? Ma carrière
passe après, je me fiche de savoir que Mobley ou bien
d'autres, essayeront de me démolir…ils peuvent le faire n'importe quand,
ils n'avaient pas besoin de tout ça ! Et pourquoi je devrais taire mes
sentiments, ce n'est pas eux qui m'interdiront de vivre une relation avec une
personne que j'aime." Il se surprit à parler sur un ton aussi sec, excepté
pour sa dernière phrase…
"Désolé de m'être emporté"
soupira-t-il
"C'est pas grave…c'est
juste que…" murmura-t-elle
"Quoi ?
Dis-moi…" demanda-t-il
"J'aurais préféré entendre ton
dernier mot ailleurs qu'ici…en n'ayant pas cette grille entre
nous…." avoua-t-elle en souriant
"Ah…c'est sûr…je
suis désolé…" répondit-il embarrassé mais en lui rendant son sourire
Elle se demandait si c'était le bon
moment pour lui avouer ses sentiments, mais la situation actuelle la gênait.
Ils restèrent finalement face à
face, leurs yeux rivés ensembles jusqu'à ce qu'un intrus vienne troubler leur
échange.
"Monsieur Grissom, votre temps
de visite vient de s'écouler" lui annonça un garde.
Il lui répond tout en continuant de
fixer Sara. Et quelques secondes plus tard, il se leva. Il avait du mal à la
quitter.
Le voyant s'éloigner, Sara pris son
courage à deux mains et l'appela :
"Grissom !" ce
dernier se retourna vivement, et Sara lui fit signe de s'approcher
Lorsqu'il arriva devant elle, il
posa sa tête contre la grille et attendit. Sara en fit autant et lui
murmura :
"Je t'aime…" il se
sentit quelque peu revivre et eut un sourire qui n'arrêtait pas de grandir.
"Monsieur Grissom" pressa
le garde
"J'arrive !"
répondit-il froidement avant de se retourner vers Sara
"Je t'aime aussi…"
lui dit-il avant de suivre la garde. Il fit le chemin jusqu'à la porte, tourné
vers Sara.
Une fois à l'extérieur, il se
sentait un peu perdu. En deux semaines, c'était la seconde fois qu'il se
sentait ‘vivant', lorsqu'il était avec elle, mais déjà la dure réalité le
rattrapa. Il retrouva son véhicule et quitta les lieux à contrecœur.
Une fois de retour chez lui, il
s'empressa de contacter Catherine et Allison, pour
leur expliquer que Sara allait faire appel.
- 1er Mois -
Le soir venu, Nick et Warrick attendaient l'arrivée de Catherine afin de regarder
la vidéo surveillance de l'immeuble de Hank, apporté
par Allison. Cette dernière essayait de contacter de
Lieutenant Pierson, en vain. D'après ses collègues,
il était partit en vacances avec sa femme au Canada. ‘C'est bien le
moment pour prendre des vacances' maugréa la jeune fille en raccrochant. Elle
essaya par la suite d'avoir l'inspecteur Adamson, mais
là aussi, en vain. Ce cher inspecteur était en train de mener une enquête à
Hawaii avec l'aide d'Interpol, dont il était membre. Et évidemment, personne ne
savait quand il rentrerait. Mais un miracle se produisit pourtant : on pu
lui donner un numéro où le joindre.
Catherine arriva avec un quart
d'heure de retard, expliquant que Lindsay ne se sentait pas bien et que sa
sœur tardait à venir la prendre. Quand ses deux collègues lui proposèrent
de prendre la nuit pour rester auprès de sa fille, elle déclina l'offre.
‘On doit aider Sara'
répondit-elle simplement.
Ils s'installèrent dans le labo d'Archie et Nick inséra la cassette dans le magnétoscope.
Durant plus de 20 minutes, ils repassèrent en boucle la scène où
le…plutôt la meurtrière sortait de l'immeuble. Tous étaient d'accord lors
du premier visionnage : ce n'était pas Sara.
Ils essayèrent de chercher le
moindre indice permettant de déculpabiliser leur amie, mais là où Archie et Allison avaient échoué,
ils échouèrent aussi.
En sortant de la salle, Catherine
demanda à Warrick d'aller voir si les échantillons de
sang relevés la veille, donnaient des résultats. Le portable de Nick sonna et
celui-ci décrocha sans attendre. Catherine l'observait et su immédiatement que
quelque chose n'allait pas.
"Et mince !"
marmonna-t-il
"Ça va Nicky ?"
"C'était Brass.
On a une nouvelle victime du violeur/serial killer dans le désert, près de
Henderson. Je dois aller le retrouver."
"Ok…si jamais tu as
besoin d'aide, appelles-nous"
"D'accord. Merci Cath !" la remercia-t-il avant de partir
Elle se dirigea vers le labo pour
retrouver Warrick et croisa Allison,
toujours pendue au téléphone. Elle lui adressa un regard remplis de questions
et la jeune fille lui répondit :
"Toujours rien…" tout
en secouant la tête en signe d'exaspération
Catherine soupira et continua son
chemin.
Dans le désert qui entourait
Henderson, ambulances, voitures de flics et autres véhicules accueillirent
Nick. Après être sortit de son véhicule, il vit Brass
arriver vers lui.
"Il s'agit bien de notre homme.
C'est le même cas de figure : il l'a enlevé, lui a attaché les mains et
les pieds avec des menottes, il l'a violé et lui a asséné le coup
final…" dit-il
"Une balle en plein
cœur" finit le jeune homme
"C'est bien lui"
ajouta-t-il
Il passa le reste de la nuit à
passer au peigne fin la scène du meurtre, relevant divers échantillons,
indices, fibres…malheureusement, aucune empreinte n'avait
été laissée.
Au labo, Warrick
discutait avec Greg de l'affaire dont il s'occupait avec Catherine : le
triple homicide. Cette dernière était retournée sur les lieux en compagnie de
l'inspecteur O'Riley. Il manquait quelque chose dans leur enquête et ça avait
le don d'énerver Catherine, car elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce
qui n'allait pas.
Un peu avant la fin du travail, Allison courut à travers les différents labos afin de leur
annoncer qu'elle avait pu contacter Adamson et que
celui-ci la rappellerait dans la journée pour lui donner toutes les
explications dont elle avait besoin.
Les jours suivants passèrent
tranquillement, Nick s'investissait à fond dans la recherche du serial killer.
Ce dernier narguait la police en leur laissant des messages sur chaque victime.
A chaque fois, ils étaient adressés personnellement à Nick. L'assassin lui
reprochait son incompétence, car en un mois, il ne l'avait toujours pas
identifié.
Allison avait pu s'entretenir avec les
policiers présents le jour de l'arrestation de Sara mais aussi avec ceux qui
s'étaient chargés du lieu du meurtre. Elle était en bonne voie pour accéder à
de nouveaux éléments, comme les premières photographies des lieux…
L'affaire Hank
Peddigrew avançait lentement, trop lentement.
Catherine et Warrick
bouclèrent leur affaire de triple homicide en une semaine. Le meurtrier s'était
fait identifier comme un ex-taulard, condamner pour agressions sur mineur. Il
avait décidé de se venger après avoir purgé sa peine. Les trois victimes
l'avaient dénoncé aux autorités.
Après cette enquête, ils se remirent
à travailler sur l'affaire Peddigrew.
Tous avaient rendu visite à Sara
plusieurs fois et le fait de les voir, lui redonnait un peu plus goût à la vie
chaque jour. Elle ne pouvait s'empêcher de compter les jours avant la prochaine
visite de Grissom. La seule chose qui lui manquait était de ne pas pouvoir le
toucher, l'embrasser et le prendre dans ses bras. Le seul contact qu'ils
avaient se faisait à travers une grille.
-2ème Mois-
Octobre avait pointé son nez depuis
une semaine déjà et c'était comme si ça n'allait rien changer. Sauf pour les
trois CSIs, un agent du FBI, un capitaine de police,
un technicien de laboratoire et un homme qui se sentait seul…seul car son
unique raison de vivre se trouvait à des kilomètres de lui, enfermée dans une
cellule, comptant les mois et les jours qui lui restaient avant…le 15
février prochain.
Grissom ne dormait pratiquement
plus. Il souffrait d'insomnies depuis la condamnation de Sara. Le fait de
travailler sur l'enquête n'arrangeait évidemment rien. Catherine et Allison venaient le voir régulièrement afin de lui remettre
les idées en place et de l'obliger à se reposer. Il était têtu et n'écoutait
jamais les conseils qu'on lui donnait. Jusqu'au jour où Allison
se mit en colère contre lui. ‘Ce n'est pas de cette façon que vous allez
aider Sara !' avait-elle crié. Il avait été surpris de la voir se mettre
dans un tel état. Il avait l'impression d'être un enfant que l'on disputait
pour avoir fait une bêtise énorme. Bouche bée et incapable de dire un mot, il
la regarda prendre ses affaires et quitter sa maison en coup de vent. Grissom
l'avait appelé dans la soirée afin de s'excuser et le lendemain il allait voir
Sara. Il tenait à lui dire la vérité sur l'enquête…que ça n'avançait et
n'aboutissait pas. Il lui avait tout de même juré qu'il continuerait. Sara
allait faire appel vers la fin du mois.
Un après-midi, en pleine réunion sur
une affaire concernant une histoire de drogue, le portable d'Allison sonna. Elle s'excusa auprès de ses collègues et sortit
dans le couloir. C'était Monica.
"Comment ça va ?"
avait demandé la jeune fille
"Bien….Allison, il faut que je te parle de quelque chose
d'important…" la voix de Monica ne
laissait présager rien de bon.
Quand Allison
fut de retour dans la salle, la réunion était finie. Seuls Warrick
et Catherine étaient encore présents.
La jeune fille pénétra dans la salle
essayant de dissimuler son expression énervée et affectée.
"Hey,
tout va bien ?" lui demanda Warrick
"Non…" avoua-t-elle
avant de soupirer
"Qu'est-ce qu'il y
a ?" demanda Catherine
"Je dois rentrer à
Washington…" au lieu de s'arrêter elle préféra tout leur dire
"…l'ex-femme de John
vient de se faire tirer dessus, elle est dans un état assez grave."
"Mon Dieu" soupira
Catherine
"Apparemment, l'assassin de
leur fils se serait évadé de prison. Des témoins affirment l'avoir vu roder
dans le quartier où elle vit." Leur dit-elle
"C'est pas vrai…"
"Voilà les nouvelles…je
pars ce soir"
"Ok…tu veux que je t'emmène
à l'aéroport ?" lui proposa Catherine
"Euh…oui, merci Cath." Cette dernière lui rendit un sourire
"Bon, on devrait rentrer se
reposer, on n'a pas arrêté depuis hier soir" annonça Warrick.
Ils quittèrent la salle puis les
bâtiments.
Allison rentra chez elle et appela Grissom
pour lui annoncer la nouvelle. Ce dernier lui promis de la tenir informée de
toute évolution dans l'affaire Peddigrew.
Le soir venu, elle transmit la liste
de ses contacts à la police, à Catherine, car elle attendait toujours certains
éléments. Un quart d'heure après, elle la regardait embarquer à bord de son
avion.
Dès le lendemain, Catherine s'occupa
des éléments que devaient lui fournir les enquêteurs de la brigade criminelle.
Un officier lui apporta quelques jours plus tard, les fameuses photos. Pendant
que Nick continuait de traquer le violeur/serial killer, elle étudiait les
prises de vue avec Warrick. Et une fois encore, rien
ne les aidait…
Un matin, Grissom reçut un coup de
téléphone de l'avocat de Sara, Me Darrien Cross, lui
apprenant qu'ils avaient fait appel et que maintenant le dossier était en cours
d'examen. Grissom contacta aussitôt Catherine qui transmit la nouvelle au reste
de l'équipe.
Trois jours plus tard, ce fut la
prison qui l'appela. Sara demandait à le voir immédiatement.
L'après-midi même, il garait son
véhicule dans l'enceinte du bâtiment. Il pouvait faire le chemin les yeux
fermés à présent. En entrant dans la salle, il sentit son estomac faire des
nœuds tout à coup. Il était nerveux et inquiet : qu'est-ce qui
l'attendait ?
Il vit que Sara était déjà assise,
l'attendant patiemment. Comme d'habitude, elle était pâle, mais cette fois-ci,
il y avait autre chose en plus du manque de sommeil.
"Sara…" dit-il pour
attirer son attention
"Griss…"
répondit-elle en essayant de sourire
Il s'assit en face d'elle et
s'approcha le plus près possible de la grille.
"Si… si je t'ai fait
venir…" commença –t-elle d'une voix triste et lointaine
"Qu'est-ce qu'il se
passe ?" il était de plus en plus anxieux
"Je ne voulais pas que tu
apprennes la nouvelle par quelqu'un d'autre…"
"Sara…"
commença-t-il redoutant le pire
"Ils l'ont rejetée…ma
demande a été rejetée…" des larmes coulèrent le long de ses joues et
Grissom maudissait ces grilles pour ne pas le laisser la réconforter.
"Sara…" il pleurait
intérieurement, il ne savait pas non plus quoi dire à ce moment là. La
situation le dépassait complètement.
"On va s'en sortir,
Sara !" finit-il par dire la voix pleine de sanglots
Sara continuait de pleurer, elle
voulait tellement le croire mais au fond d'elle-même, elle commençait à en
douter de plus en plus. Il lui restait une dernière chance cependant, le mois
prochain, elle avait la possibilité de réitérer son appel.
Les CSIs apprirent
la triste nouvelle et un silence assez pesant régnait dans les labos ce soir
là.
-3ème Mois-
Une nuit de novembre, Nick était
retourné sur les lieux du dernier viol de son serial killer, qu'il n'avait
toujours pas identifié. Il n'avait pas pensé à contacter Brass
pour qu'il l'accompagne, il savait parfaitement ce qu'il voulait voir.
Pénétrant dans la maison de la
victime, il se dirigea directement dans la chambre où le meurtre avait été
commis. Pointant sa lampe torche sur les rebords de la fenêtre, il commença son
inspection. Ce qu'il ignorait, c'est qu'il n'était pas seul dans la pièce.
"Salut Nicky"
dit une voix masculine derrière lui
Il se retourna, surpris et un coup
de feu résonna dans la maison.
Nick s'écroula au sol. Du
sang…ou plutôt son sang, se répandait sur son tee-shirt et sa veste.
L'homme vint s'agenouiller auprès de
lui.
"Je savais que tu allais
revenir…" puis il regarda ses vêtements à présent imbibés de sang
avant de continuer.
"C'est dommage d'avoir dû en
arriver là, tu trouves pas ?"
il se leva et laissa échapper un rire diabolique.
Nick ne pouvait rien faire, il avait
du mal à respirer tellement la douleur était vive. Il essayait de lutter contre
la fatigue, il essayait de ne pas sombrer…
La voix du tueur ne lui était pas
inconnue et juste au moment où la dernière pièce du puzzle se mit en place, un
voile noir passa devant ses yeux et il perdit connaissance.
4 heures du matin
"Allô.." dit Grissom d'une
voix endormie
"C'est Cath,
il faut que je vous parle"
"Vous ne pouvez pas le faire au
téléphone ?" marmonna-t-il
"Non ! J'arrive tout de
suite !" elle raccrocha aussi sec
10 minutes plus tard, Grissom la fit
entrer. Catherine avait l'air nerveuse, en colère et son rimmel avait
coulé…
"Cath,
qu'est-ce qui se passe ?" demanda-t-il soucieux
"C'est Nick…"
dit-elle avec des sanglots dans la voix
"Quoi Nick ?
Expliquez-moi…" demanda-t-il sentant la panique l'envahir
"Il s'est fait tirer
dessus… il est à l'hôpital, dans un sale état et les médecins essaient de
le sauver…" elle finit par laisser couler les larmes qu'elle
retenait
"Oh mon Dieu…"
soupira Grissom
" Dites-moi comment s'est
arrivé… " demanda-t-il
¤ Flashback
¤
"Catherine, Warrick,
vous avez vu Nick ?" demanda Brass
"Non, désolé Jim…" répondit-t-elle
"Ça va faire une heure que je
le cherche partout !" marmonna-t-il
"La dernière fois que je l'ai
vu, il était avec Greg" dit Warrick
"Ok"
"Vous avez essayé de le
joindre ?" demanda Catherine
"Oui, ça va faire la
cinquantième fois maintenant et je l'ai aussi biper, aucune
réponse !"
"Il est peut-être retourné à
Henderson…" suggéra Warrick
"Pourquoi ne m'aurait-il pas
prévenu ? Non c'est impossible qu'il y soit, il m'a assuré avoir fini avec
la maison !"
"Désolée, Jim, si on le voit,
on lui dit que vous le cherchez" dit Catherine
"Oui, merci" dit-il avant
de partir
Une fois arrivé à sa voiture, il
décida tout de même d'aller à Henderson au cas où.
En moins d'un quart d'heure il se
trouvait devant la maison, il aperçut la Tahoe de
Nick garée d'un côté et aucune lumière n'était visible dans la maison. Devant
la porte, il sortit son arme et entra sans un bruit dans la demeure. Il
n'entendait aucun bruit, et se décida à appeler son collègue.
"Nick !" cria-t-il un
première fois : sans réponse
Il tenta une seconde et troisième
fois, toujours rien. Il s'aventura dans la chambre de la victime et trébucha
sur quelque chose.
"Et merde ! Qu'est-ce
que…" il éclaira le sol et ce qu'il vit le fit paniquer.
Il se rendit compte qu'il s'agissait
de Nick, allongé dans une flaque de sang. Il se pencha aussitôt afin de voir
s'il respirait encore. Son pouls était très faible et Brass
ne perdit pas de temps et appela une ambulance. En les attendant, il essaya de
lui faire reprendre conscience mais il n'y arriva pas. Nick avait perdu
énormément de sang.
Lorsque les ambulanciers arrivèrent,
ils tentèrent de le réanimer mais ce fut très dur. Finalement, ils réussirent à
le stabiliser mais il devait immédiatement être emmené. Brass
les regardait le placer dans le véhicule avant de fermer les portes et de
partir à vive allure. Il resta planté à côté de sa voiture, les mains pleines
de sang et en semi état de choc avant de monter dans sa voiture et de partir
pour l'hôpital.
Warrick et Catherine étaient dans un des
labo, en train d'examiner des fibres retrouvées sur les lieux d'un cambriolage.
Le portable de Warrick se mit à sonner.
Catherine observait son collègue et
le vit pâlir en une seconde. Warrick lui tendit son
portable sans un mot, les yeux dans le vide.
"Warrick,
qu'est-ce qu'il y a ?" demanda-t-elle inquiète avant de prendre
l'appareil
"Allô ?"
"Catherine, c'est
Jim…J'ai bien peur d'avoir de mauvaises nouvelles…"
"Qu'est-ce qui ne va
pas ?"
"J'ai trouvé Nick à
Henderson…on lui a tiré dessus…"
"Oh mon Dieu…comment
va-t-il ?"
"Il est mal Cath…il
a reçu une balle dans la région du cœur…Les médecins n'osent pas se
prononcer…"
"Bon, on va venir vous
rejoindre" annonça-t-elle
"Très bien, je vous attends"
Catherine se retourna vers Warrick et le vit la tête dans les mains. Ses yeux se
remplirent de larmes, à ce moment là, il se redressa et la vit en larmes. Il la
prit dans ses bras, essayant de la calmer.
"Allez viens, on y
va…" lui dit-il calmement
"Ecoute, vas-y déjà, je vais
aller l'annoncer à Grissom"
"D'accord…à tout à
l'heure." Et il partit
¤ Fin du Flashback
¤
"Voilà…" dit-elle en
finissant son histoire.
Grissom qui l'avait écouté
attentivement, sentit son monde s'écrouler peu à peu autour de lui. Catherine
lui demanda s'il voulait venir avec elle à l'hôpital mais il lui répondit qu'il
voulait prévenir Sara en premier. Il les rejoindrait plus tard.
Après avoir ‘supplier' le
garde pendant cinq minutes, il réussit à avoir Sara.
"Grissom ?" elle
était étonnée de l'avoir au téléphone à une heure pareille
"Sara, je sais qu'il est tard,
enfin tôt…mais ce que j'ai à dire ne peut pas attendre…"
"Il s'est passé quelque chose
de grave ?" demanda-t-elle intriguée
"Oui, très grave…."
Il hésitait à continuer
"Griss,
dit moi ce qui est arrivé"
"Nick s'est fait tirer dessus
sur les lieux d'un viol…"
"Quoi ! Oh non c'est pas
vrai….comment va-t-il ?" sa voix était chargée d'émotions
"Il va mal…il a perdu
beaucoup de sang…je dois aller rejoindre les autres à
l'hôpital…"
"Oh mon Dieu…pas
Nick !! Qui lui a fait ça !" elle était à présent en colère
"Je ne sais pas,
Sara…j'attends de voir Brass…" il
l'entendait pleurer à l'autre bout du fil et ça lui faisait d'autant plus mal
au cœur.
"Ecoute…je vais aller à
l'hôpital et dès demain matin, je viendrais te voir !"
"Ok…" fut sa seule
réponse
"A demain alors…je t'aime
Sara…" dit-il
"Moi aussi Griss…"
dit-elle entre deux sanglots
Il mit fin à la conversation et
partit en direction de l'hôpital.
Quand il fut arrivé, ses trois amis
étaient dans la salle d'attente. Brass faisait les
cent pas, Catherine regardait par la fenêtre et Warrick
était assis dans un des fauteuils, le regard vide.
Il s'avança dans la salle et leur demanda
s'ils avaient du nouveau. Malheureusement, ils n'en savaient pas plus. Nick
était toujours entre les mains des chirurgiens.
Les heures passaient et personne ne
parlait. Un médecin vint les voir et leur appris que la vie de leur ami était
sauve mais qu'il se trouvait dans le coma. Les médecins ne savaient pour
combien de temps…
Ils eurent le droit d'aller voir
Nick et Brass conseilla aux autres de rentrer se
reposer, pendant qu'il restait avec le jeune homme.
Le lendemain matin, comme promis,
Grissom rendit à Sara lui annonça que Nick s'en était sortit mais qu'il était
dans le coma. La jeune femme n'avait pas pu empêcher ses larmes de couler. Nick
était son meilleur ami, elle le considérait même comme un frère. Grissom
essayait de la rassurer comme il le pouvait mais les mots ne voulaient pas
venir.
Après avoir quitté Sara, il appela Allison afin de lui faire part de la nouvelle. Cette
dernière ne s'y attendait vraiment pas et ça ne faisait qu'affecter encore plus
son humeur. Ils étaient sur une affaire épuisante, ils ne cessaient de traquer
l'homme qui avait tiré sur l'ex-femme de John. Celui-ci devait rester sous
haute protection. Son ex-femme se remettait difficilement de ses blessures et
les agents n'avaient guère le temps de se reposer.
Le mois s'achevait
tranquillement… Nick était toujours dans le coma, Catherine et Warrick étaient désormais seuls pour gérer les affaires qui
continuaient d'arriver, Grissom passait son temps entre l'hôpital et la prison
où Sara voyait arriver la date fatidique de plus en plus rapidement.
-4ème Mois-
Le mois de décembre était déjà
présent. Greg avait quitté son labo plusieurs fois pour aider Catherine qui
avait repris l'enquête de Nick. Warrick quant à lui devait
se charger d'un cadavre retrouvé dans un parking. Ils étaient tous déterminés à
retrouver celui qui avait envoyé leur ami à l'hôpital. Cela faisait déjà des
semaines que Nick n'avait toujours pas repris conscience. Ils avaient tous peur
qu'il ne se réveille jamais. Noël arrivait et tous voulaient pouvoir le fêter
ensemble…
C'était un mois décisif pour Sara,
sa dernière chance de se faire innocenter était dans quelques jours. Elle ne se
faisait guère d'illusions quant à ce qui l'attendait. Si on lui avait refusé
une première fois, pourquoi en serait-il autrement cette fois-ci, alors que
l'enquête n'aboutissait pas…
De son côté Grissom en était
conscient aussi, mais il ne voulait pas rester pessimiste et avait prévu, quoi
qu'il en soit, de passer les fêtes de fin d'année auprès d'elle. Les fêtes de
fin d'année…c'était sensé être un moment de bonheur, mais dans des cas
pareils, comment trouver l'envie de rire, de se laisser aller… ?
Mi décembre, le verdict venait de
tomber : l'appel était rejeté. A l'annonce de cette nouvelle, Sara n'avait
presque pas réagit. C'était comme si elle s'y était attendue. Grissom était
venue la voir aussitôt, il ne l'avait jamais vu aussi faible. Elle semblait
plus fragile à chacune de ses visites, lui non plus n'était pas au meilleur de
sa forme. Il se refusait à accepter la fatalité et lui avait promis qu'il
continuerait à se battre pour elle.
Tout le monde avait le moral au plus
bas. L'enquête de Catherine n'avançait pas beaucoup, et de nouveaux viols
suivis de meurtres étaient commis. Warrick bouclait
difficilement son enquête à cause du manque de sommeil et au fait de se
retrouver seul. Mobley leur avait annoncé son
intention d'engager deux nouveaux CSI pour combler son manque d'effectif.
Catherine et Warrick étaient à la fois pour et contre
cette idée, qui ne faisait que démontrer le fait que Mobley
n'allait pas réintégrer Grissom et qu'il avait déjà fait une croix sur Sara.
Trois jours avant Noël, Catherine
reçut un appel de l'hôpital. Elle contacta immédiatement Warrick
après avoir raccroché et ensemble ils se rendirent dans l'établissement de
santé. Arrivés devant la porte de la chambre de Nick, Catherine l'ouvrit
délicatement, découvrant un Nick parfaitement réveillé, discutant avec une
infirmière. Ses deux amis, le sourire aux lèvres, se précipitèrent sur lui
lorsqu'il les appela.
"Nicky !
Tu nous a vraiment fait peur, tu sais ?!" lui Catherine sur un ton
maternel
"Désolé…"
répondit-il un peu gêné
"On te pardonne !"
dit-elle en rigolant
"A ce que je vois, tu drague
même après être sorti du coma, t'a pas changé mec !" plaisanta Warrick en lui donnant un léger coup sur l'épaule
Ils éclatèrent de rire et
discutèrent de l'état de Nick. Celui-ci avait toujours mal mais on lui donnait
des tas de médicaments pour le calmer. Il semblait un peu désorienté et avait
du mal à remettre ses souvenirs en place, tout était vague. Il y avait
cependant, quelque chose qui le tracassait…le nom : Sara revenait
sans cesse dans son esprit. Il finit par comprendre et s'adressa à ses
amis :
"Sara…comment va
Sara ?" demanda-t-il essayant de former une phrase
Il vit la mine de ses collègues
s'assombrirent et ils regardèrent tout à coup ailleurs.
"Son dernier appel lui a été
refusé…" fini par dire Catherine
"Quoi…comment ça…qu'est-ce
que ça veut dire ?" bégaya-t-il
"C'était sa dernière chance,
Nick... enfin il nous reste toujours l'enquête mais ça n'a pas avancé d'un poil
depuis la dernière fois."
Nick se frotta les yeux, afin de
s'assurer qu'il était bien réveillé.
"C'est pas
possible…" dit-il amèrement
"Pas Sara…"
murmura-t-il
"Nick…on ne les laissera
pas faire…" lui assura Catherine
Des larmes commencèrent à troubler
la vue du jeune homme et ses amis firent tout leur possible pour se retenir de
pleurer.
Nick fut libre de quitter l'hôpital
trois jours après, le jour de Noël plus précisément. Le soir, il devait
rejoindre Warrick, Brass et
Greg chez Catherine, qui s'était proposée pour marquer le coup.
Grissom ne s'était pas joint aux
autres, il préférait passer Noël en compagnie de Sara, même si les grilles
n'étaient pas très avenantes. Ils étaient seuls dans les parloirs, il y avait
juste un garde posté derrière son bureau, occupé à lire ses magazines et à
écouter la radio qui ne diffusait que des chants de Noël.
Grissom et Sara passèrent la soirée
à raconter leurs précédents Noëls qu'ils avaient l'habitude de passer seuls.
Ils échangèrent aussi quelques mots sur leur enfance et sur les traditions
familiales.
A minuit, Grissom sortit quelque
chose de sa poche et le montra à Sara. Il s'agissait d'un bracelet couleur
argent. Il le passa à travers les grilles et Sara le prit délicatement dans ses
mains. Elle découvrit qu'il s'agissait d’une gourmette…celle de
Grissom. Il y avait son prénom gravé dessus : GIL
"Ma mère me l’a offerte
le jour de mes 20 ans. Je ne l’ai pratiquement jamais mise…alors si
tu veux, tu peux la jetée." Dit-il en souriant
"Griss
c’est…" elle ne savait pas quoi dire. Il s’agissait
d’un simple bracelet, mais ça signifiait tellement de chose pour elle
qu’elle restait sans voix.
"Merci" dit-elle
sincèrement en lui rendant son sourire
"Tu sauras que je suis toujours
à tes côtés comme ça" répondit-il
"Oui…"
murmura-t-elle, elle sentait les larmes se former dans ses yeux.
"Je suis désolée, je n’ai
rien pour toi…" elle lui sourit espérant ainsi, combattre ses
larmes.
"C’est pas grave. Tout ce
qui compte pour moi, c’est d’être avec toi ce soir."
Avoua-t-il en s’approchant le plus d’elle. Avec ce qu’il
venait de dire, Sara ne pu s’empêcher de laisser couler ses larmes.
Chez Catherine, tout le monde
regardait Lindsay, en pleine forme pour une heure aussi tardive, ouvrir ses
cadeaux. Ses yeux étaient illuminés devant tous ces paquets. Catherine eut un
pincement au cœur en repensant à Sara, qui passait Noël éloignée de tout,
dans un endroit des moins agréables…heureusement, elle avait Grissom.
Catherine savait qu’il déclinerait son invitation afin de passer un
moment aussi précieux avec la personne qu’il aimait le plus au monde.
Le soir du réveillon les voulait
rassembler à nouveau. Grissom et Sara passèrent à nouveau leur soirée à
discuter. Racontant chacun leurs secrets, leurs peurs…en deux jours, ils
avaient appris l’un sur l’autre, plus de choses qu’en 10 ans.
Cinq minutes avant minuit, Grissom
demanda à Sara :
"Comment s’appelle le
garde ?" celle-ci surprise répondit simplement :
"Sam…pourquoi ?"
"Oh juste comme ça…il est
sympa ?"
"Oui assez…mais je
comprends pas où tu veux en venir"
"Je reviens…" il se
leva et se dirigea vers le poste de garde. Grissom commença à parler mais Sara
ne comprenait pas ce qu’ils se disaient.
"Sam,
c’est ça ?" le jeune homme releva la tête de son livre et
acquiesça
"Je peux vous demander quelque
chose ?" dit-il d’un ton aimable
Sam arqua les sourcils en appréhension
"Il va être minuit d’ici
moins de cinq minutes, et j’aimerais pouvoir…enfin vous savez
quoi…." Essaya-t-il d’expliquer sans rougir
"Je vois…malheureusement
je ne craint que ce soit possible."
"Je sais que vous êtes réticent
envers ma demande, mais s’il vous plaît…" supplia-t-il
"Je…" soupira-t-il
"Je ne sais vraiment pas quoi
faire…" continua-t-il
"Ecoutez, laissez-moi juste
cinq minutes…et puis ça restera entre nous, et s’il y a le moindre
problème, j’en prendrais la responsabilité. S’il vous
plaît…" sollicita-t-il à nouveau.
Le garde le regarda, puis regarda
Sara au loin, qui ne se doutait de rien, avant de se lever.
"Ok très bien, mais uniquement
parce que ce soir c’est spécial." Puis il se dirigea vers une porte
métallique qui séparait les détenus, du reste du monde.
Sara les regardait faire, intriguée
puis vit Grissom passer du côté des prisonniers. Elle se leva pour le
rejoindre.
"Griss ?
Mais qu’est-ce que…" elle fut coupée par ses lèvres recouvrant
les siennes. Il passa ses mains autour de sa taille et la serra très fort
contre lui. Sara prit son visage dans ses mains avant de lui passer ses bras
autour de son cou. La seule chose qui brisa leur baiser fut le manque
d’air. Ils restèrent un bon moment dans les bras l’un de
l’autre, avant que Grissom ne lui relève la tête, la regardant avec des
yeux remplis de passion et d’amour.
"Ça faisait longtemps que
j’attendais ce moment" lui murmura-t-il
"Moi aussi" répondit-elle
avant de l’embrasser.
Sam les regardait depuis la porte, se
sentant de trop dans la pièce pour un moment pareil d’intimité. Il
regrettait même de devoir les séparer.
" Hum… Monsieur Grissom,
il va falloir que vous repassiez de ce côté" dit-il gêné
"J’arrive"
répondit-il avant de se tourner vers Sara
"Je t’aime
Sara…" lui dit-il la fixant intensément
"Je t’aime aussi"
elle lui caressa doucement la joue
Grissom se pencha et lui déposa un
baiser sur les lèvres avant de se défaire de son étreinte. Il marcha à reculons
et arriver à la porte, il dû se résigner à baisser les yeux et repasser de
l’autre côté. En croisant le jeune garde, Grissom lui donna une tape sur
le dos
"Merci beaucoup" dit-il
sincèrement avant de retourner s’asseoir
Ils passèrent encore un quart
d’heure ensemble avant que Grissom ne rentre seul, dans sa maison où
personne ne l’attendait, si ce n’est un intérieur froid…qui
manquait de gaieté.
Cette nuit là, ils
s’endormirent tous les deux en repensant à cette soirée et aux baisers
qu’ils avaient échangés.
-5ème Mois-
Une nuit de janvier, Nick se
réveilla en sursaut. Il était couvert de sueur et lorsqu’il se mit assit
dans son lit, il s’aperçut que ses couvertures étaient sans dessus
dessous. Il n’avait pas repris le travail, et chacune de ses nuits
étaient remplies de cauchemars. Il se revoyait tomber au sol et baigner dans
son propre sang. Il entendait la voix de celui qui lui avait tiré dessus, mais
il ne pouvait pas le voir, seulement entendre son ricanement. Chaque cauchemar
se répétait mais en ajoutant toujours une nouvelle scène juste avant
qu’il ne se réveille brutalement. Il était persuadé qu’au bout, il
pouvait reconnaître son agresseur.
Au labo, Catherine, Warrick et Greg essayait de gérer la crise. Les affaires
affluaient et le manque d’effectif se faisait cruellement ressentir. Ils
étaient même parfois obligés de faire équipe avec l’équipe de jour. Et
travailler avec Ecklie relevait de l’exploit en
matière d’entente et de coordination.
Les deux CSIs
manquaient de repos et Greg devait jongler entre le terrain et son labo qui
croulait sous les diverses demandes d’analyses. Catherine avait mainte et
mainte fois tentée de faire réintégrer Grissom, mais Mobley
s’y refusait catégoriquement. Et lorsqu’elle lui demandait où en
était le recrutement de personnel, il lui expliquait que ça prenait du temps et
qu’il n’y aurait personne avant le mois prochain.
Grissom avait proposé à ses
collègues de les aider, mais sans accès direct aux éléments, ça risquait
d’être difficile. Il continuait toujours à travailler sur l’affaire
Peddigrew, mais tous les efforts qu’il
fournissait n’apportaient rien. De son côté, Sara ne se faisait vraiment
plus aucune illusion quant à la chance de revoir la lumière du jour dans sa
vie. Elle voyait son exécution arrivée de plus en plus vite et ne pouvait que
laisser faire le temps. ‘De toute façon, à quoi ça servirait de
lutter ?’ ne cessait-elle de penser. Elle commençait doucement à se
faire à l’idée de mourir si tôt, et dans un lieu pareil. Son seul regret
était de laisser Grissom derrière elle, il était fragile et elle le savait
parfaitement. Il ne pouvait pas imaginer une seule seconde vivre sans elle,
c’était comme mourir à petit feu. Il savait qu’il ne survivrait pas
s’il la perdait.
Un soir, endormi sur son canapé,
Nick fut encore une fois réveillé par un mauvais rêve. Il ouvrit péniblement
ses yeux, essayant de se souvenir où il était. Sa télé était toujours allumée
et des parasites envahissaient l’écran. Il alluma une lampe
d’appoint et éteignit son poste. Il se mit assit et se frotta le visage
avec ses mains. Un flash lui revint et il s’écria :
"Neil Evans !"
Il se leva brusquement, attrapa ses
clés de voiture et quitta son appartement. Il arriva en moins de 10 minutes à la
CSI Division et courut à travers les labos et couloirs. Il faillit renverser
Catherine qui arrivait en sens inverse.
"Nick ?! Mais
qu’est-ce qui se passe ?" demanda-t-elle étonnée
"Je sais qui
c’est !" il reprenait difficilement son souffle
"Qui ?"
"Celui qui m’a tiré
dessus, le violeur…"
"Mon Dieu, vient par
ici.." elle lui prit le bras et l’entraîna dans la salle de pause
qui heureusement était vide.
Elle le força à s’asseoir.
"Calme-toi Nick…."
Dit-elle en le voyant transpirer et expirer péniblement
"Je l’ai vu dans mes
cauchemars…quand je me repasse le moment de mon agression…il est
là, accroupit à côté de moi et il me parle…sa voix…sa voix, je la
connais…c’est Neil Evans…" bégaya-t-il
"Ok…qui est Neil
Evans ?"
"Un type que j’ai fait
condamner il y a quelques années…pour viol sur mineures. Il avait juré de
me retrouver à sa sortie de prison…"
"Oh Nick….écoute, je vais
appeler Brass, on va le retrouver et le mettre
derrière les barreaux pour de bon. Tu devrais rentrer te reposer."
"Non, je préfère rester ici. Et
puis, j’arrive plus à dormir la nuit…"
"Ok…tu pourrais trouver Warrick et lui dire de venir ?" Il acquiesça et
partit à la recherche de son ami.
Catherine contacta Brass et celui-ci se mit immédiatement à faire des recherches
sur Evans.
Dans la nuit, il les appela afin de
leur dire que le domicile d’Evans avait été repéré et qu’il
n’attendait plus qu’un mandat pour aller l’arrêter.
L’obtention du mandat se fit seulement
vers cinq heures du matin et ils partirent tous chez Evans. Les policiers
défoncèrent sa porte et Brass les suivit de près,
arme à la main. Catherine, Warrick et Nick
attendaient à l’extérieur que les lieux soient sécurisés afin d’y
aller. Ils entendirent Brass leur crier de rentrer et
ils se dirigèrent vers un groupe de policiers.
Ils virent un homme au sol, une arme
à la main et du sang s’écouler de sa tête. Nick se pencha vers le corps
d’Evans et vit une lettre dépassant de sa poche de chemise. Il prit un
gant et la saisit, puis l’ouvrit.
Trop tard Nicky…
"Le salaud !" dit-il
nerveusement
"Qu’est-ce qui est
écrit ?" demanda Warrick
Il lui montra le morceau de papier
pour qu’il puisse le lire
"Qu’est-ce que ça
signifie ?" demanda Catherine
"Il a préféré se tuer plutôt
que de finir sa vie en prison… il l’avait dit lors de sa première
arrestation." Expliqua-t-il
Le coroner plaça le corps dans un
sac et l’emmena dans son véhicule. Brass et les
CSIs furent déçus de ne pas avoir pu avoir un salaud
pareil en vie, pour le torturer un peu avant de l’expédier en prison.
Nick reprit le travail quelques
jours après, décidé à oublier ce qui s’était passé. Ses cauchemars
semblaient l’avoir quitté le jour de la descente chez Evans. Maintenant,
l’affaire était classée, et ce type ne pouvait plus faire de mal à qui
que ce soit.
Cependant, tout le monde était à
cran. Le mois de janvier se terminait déjà et le 15 février arrivait à grands
pas.
-Février,
J – 9-
Allison était
de retour à Las Vegas, après avoir boucler d’importantes affaires à
Washington et avoir passé quelques épreuves ainsi que des évaluations, entrant
dans le cadre de sa formation.
Elle était en
train de discuter avec Nick de l’affaire Evans. Il lui avait dit que
lorsque Evans avait été suspecté de viol quelques années auparavant, il avait
tout nier lors de son interrogatoire, mais qu’en re-écoutant les bandes,
ils s’étaient aperçus qu’il avait révélé des éléments
l’inculpant. Nick n’avait pas relevé à l’époque, il
n’était un CSI que depuis quelques mois et avait besoin de
s’améliorer.
Allison
lui raconta une affaire à peu près similaire qui s’était passé au FBI et
à cet instant, une idée lui traversa l’esprit. Elle demanda à Nick
s’il pouvait l’aider à ré écouter tous les enregistrements
effectués lors des divers interrogatoires. Malheureusement, Catherine vint
chercher Nick en urgence, une grosse affaire venait de leur tomber dessus. Allison contacta la brigade criminelle et tomba sur Pierson. Elle lui expliqua ce qu’elle voulait faire
et celui-ci parut assez froid, mais après quelques minutes il accepta. Il lui
donna rendez-vous pour le lendemain pour qu’elle puisse venir chercher
les enregistrements.
x J – 8 x
Après être
passée au commissariat, Allison se dirigea vers le
labo et se confina dans une des pièces, seule avec sa pile de cassettes et son
walkman. Elle écoutait attentivement les bandes ayant été enregistrées.
Seuls Nick et
Warrick travaillaient ce soir là. Catherine voulait
passer la soirée avec Lindsay, qu’elle n’avait qu’en coup de
vent durant les derniers mois.
Grissom
rendait visite à Sara tous les jours, il constatait avec effroi que la peur de
mourir l’avait quittée. Sara voyait tous les jours des prisonniers partir
dans la salle d’exécution et ne jamais en revenir.
x J
– 7 x
Une des
dernières cassettes que devait écouter Allison, était
l’interrogatoire d’Elaine Alcott. La petite amie de Hank
…
Elle inséra
la cassette dans son appareil et commença à écouter… Au milieu de
l’interrogatoire, elle dû repasser deux fois de suite le même passage
croyant qu’elle rêvait.
"Hum…non …il
y avait énormément de sang et quelques journaux par terre…pas de trace du
silencieux…j’ai laissé la pièce comme elle l’était, je
n’ai touché à rien ! " disait la voix d’Elaine Alcott.
"Qu’est-ce
que…" s’étonna Allison avant de ré
écouter le passage.
Sûre de ce
qu’elle venait d’entendre, elle se leva et emporta la cassette
avant de quitter la pièce.
Elle se
dirigea vers l’étage où Brass avait son bureau.
Elle eut de la chance en le voyant rentrer dedans..
"Brass !" appella-t-elle
"Mlle
Moreau, qu’est-ce qu’il y a ?" demanda-t-il en la priant
de rentrer
Une fois
qu’il eut refermé la porte, elle lui face et demanda :
"Dans
l’affaire Peddigrew, qui sait pour le
silencieux ?"
"Hum…Juste
Pierson, Adamson, vous, et
vos collègues, et moi… pourquoi ?
"J’ai
quelque chose à vous faire écouter." Elle lui demanda s’il avait un
magnétophone et lorsqu’il lui tendit, elle le prit sans hésiter. Elle inséra
la cassette et lui fit mine de ne rien dire.
Après la fin
du passage, elle éteignit l’appareil et le regarda à nouveau.
"Comment
est-elle au courant ?" demanda-t-il étonné
"C’est
ce que je cherche à savoir…"
"On
devrait aller faire un tour chez Mlle Alcott…"
suggéra Brass
"Oui,
mais faudra attendre demain." Répondit-elle en regardant sa montre
"Ok"
"Je vous
appellerais" dit-elle avant de quitter son bureau.
x J
– 6 x
Le lendemain,
Brass et Allison se
rejoignirent sur le parking du LVPD. Ils avaient
décidé de ne rien dire aux autres avant d’avoir des résultats concluants.
Le chemin jusqu’au domicile d’Elaine Alcott fut assez court et déjà, ils se retrouvaient devant
sa porte.
Celle-ci
s’ouvrit quelques secondes plus tard, laissant apparaître la jeune femme
brune, ce fut le policier qui commença à lui poser des questions sur Hank, Sara et sur elle bien entendu. Allison
finit donc la conversation en faisant entrer en scène la mention du silencieux
lors de son interrogatoire. Elaine parut confuse en
premiers lieux avant de hocher la tête de façon négative et de nier ce fait. Allison ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même
d’avoir oublier de prendre la cassette.
Ils ne
pouvaient pas la forcer à avouer sans avoir de mandat, alors ils décidèrent de
rentrer.
Allison
informa Brass sur son intention d’aller voir
Sara et de tout lui dire. Il approuva et ils se quittèrent, une fois arrivés à
la CSI Division
Sara ne
s’attendait pas à voir la jeune fille mais elle était contente
qu’elle soit là.
Allison
lui demanda si Elaine Alcott
avait des raisons de lui en vouloir mais Sara ne comprenait pas où elle voulait
en venir. Elle lui expliqua alors l’histoire de l’interrogatoire et
la visite chez Elaine.
Malheureusement
avec le manque de preuves qu’ils avaient pour le moment, ils ne pouvaient
pas accuser Elaine comme ça. Sara lui dit de faire
des recherches sur Elaine, ce que Allison
avait l’intention de faire.
x J
– 4 x
Allison
avait passé les deux derniers jours à faire diverses recherches sur Elaine Alcott mais rien ne
sortait de l’ordinaire. Elle était apparemment bien respectée et
appréciée.
Brass
entra promptement dans le labo où Allison effectuait
toujours des recherches. Etonnée, elle se tourna vers le policier.
"Y’a
de nouveau !" lui dit-il
"De quoi
s’agit-il ?"
"Un des
enfants de l’immeuble de Hank Peddigrew a ramassé un objet dans la cour de
l’immeuble. Il s’agit du silencieux !"
Ils sortirent
immédiatement de la salle pour se diriger vers la balistique où le silencieux
venait d’être apporté.
Ils entrèrent
dans le labo et regardèrent Bobby Dawson examiner l’objet.
Après
quelques minutes de silence, il se tourna vers eux et commença :
"Bien,
j’ai pu relever un numéro de série. Il ne me reste plus qu’à
regarder dans les listings pour voir s’il est répertorié."
"Génial !"
laissa échapper Allison
10 minutes
plus tard, l’ordinateur émit un bip. Bobby s’en approcha et vérifia
la correspondance.
"C’est
étrange…" dit-il
"Quoi ?"
"Le
silencieux est reporté sous le nom d’une école de tir."
"Vous
avez les coordonnées ?"
"Oui :
elle se trouve sur la route de Las Vegas nord. Le long de
Peachtree Road."
"Ok
c’est noté ! Merci Bobby !"
Avant de
partir, elle lui posa une dernière question
"Est-ce
que les empreintes ont été relevées ?"
"Euh…je
peux pas te dire…"
Ok,
c’est pas grave, je vais aller voir ça"
Elle quitta
le labo et alla tout de suite au département Empreintes Digitales. On lui dit
que les empreintes relevées correspondaient à celles de l’enfant et à sa mère.
Aucune autre empreinte n’était présente.
Une fois
devant l’école de tir, elle nota mentalement de vérifier à combien de
kilomètres Elaine Alcott
vivait.
Elle rentra
dans les locaux et attendit un moment au comptoir, avant que quelqu’un ne
se décide à venir. Un homme d’une trentaine d’année finit par
arriver.
"Bonjour,
est-ce que c’est pour une inscription ?" demanda-t-il
"Euh…non…je
suis Allison Moreau et je suis du FBI" dit-elle
en lui montrant son badge.
L’homme
parut étonné avant de demander inquiet :
"Vous
êtes là pour l’école ? Je n’ai jamais rien fait
d’illégal, je vous le promets…"
"A vrai
dire…mon enquête actuelle m’a conduite ici…je voulais savoir
si vous pouviez m’éclairer…"
"Oui…de
quoi avez-vous besoin ?"
"Est-ce
qu’un de vos silencieux…vous manque ?" demanda-t-elle
pour gagner du temps
"Hum...
laissez-moi voir ça…" dit-il en s’installant devant son
ordinateur
"Tout
est informatisé maintenant, ça devrait aller vite" assura-t-il
Après
quelques secondes d’attente, il lui annonça :
"Oui !
Nous avons 5 silencieux qui n’ont pas été remis en fin de tir. Il arrive
que les membres les gardent sans faire exprès, surtout s’ils doivent
s’en resservir le lendemain."
"Ok…vous
pouvez me donner les noms des personnes ne les ayant pas rendus ?"
"Oui,
juste deux secondes… ça y est !"
"Pouvez-vous
me l’imprimer ?" demanda-t-elle poliment
"Bien
sûr !" il appuya sur quelques boutons et 1 minute plus tard, la
feuille fut imprimée.
"Merci
beaucoup" dit-elle lorsqu’il lui tendit la feuille
Elle survola
rapidement les cinq noms et se cria ‘victoire’ mentalement à la vue
d’un nom particulier : Alcott, Elaine.
Elle remercia
encore une fois le propriétaire et en sortant, elle sortit son portable pour
appeler Brass.
Celui-ci fut
content d’apprendre qu’ils tenaient enfin une piste.
x J
– 1 x
Ca faisait
deux jours que Brass avait réclamé un mandat au juge.
Mais ce dernier, ne voyait pas l’utilité d’aller faire du
remue-ménage à moins de 2 jours de l’exécution d’une personne qui
avait été reconnue coupable de meurtre. Brass ne
s’était pas laissé marcher dessus et fait jouer ses connaissances pour
l’obtention du mandat. Et maintenant, ils étaient à moins d’une
journée avant…ce qui ne devait pas arriver.
Brass, Allison et quelques flics venaient de forcer l’entrée
de la maison d’Elaine Alcott.
Celle-ci ne s’y attendait pas le moins du monde.
Warrick
débarqua sur les lieux. Allison avait mit ses amis au
courant depuis qu’elle avait su pour le silencieux.
Le jeune CSI
commença son inspection dans la maison et s’attarda dans la chambre de la
suspecte. Allison parlait avec Brass,
pendant qu’Elaine leur demandait des
explications.
Soudainement,
Warrick sortit de la salle de bain et demanda à ses
collègues de venir.
Il leur
montra un panier à linge, qu’il avait ouvert, à l’intérieur un pull
et un pantalon avaient du sang séché sur les tissus. Warrick
les prit soigneusement et les mit dans un sac en papier. Brass
se retourna et demanda à Elaine pourquoi ses
vêtements étaient pleins de sang. Elle ne pu leur fournir de réponse.
De retour au
labo, Warrick avait emmené les vêtements à Greg et
lui avait demandé de faire les analyses ADN en priorité. Greg lui demanda avec
quel sang il devait comparer celui prélevé et eut comme simple réponse : Hank
La nuit
continua de passer et les résultats ADN se faisaient longs…
x Jour J x
Sara fut
réveillée par les gardes qui lui apportèrent son déjeuner. Habituellement, elle
le prenait dans un réfectoire spécial condamnés à mort. Mais
aujourd’hui…tout allait être différent. Un homme entra dans sa
cellule et lui annonça que l’exécution aurait lieu à 14h10 précise. Elle
acquiesça d’un simple signe de tête. L’homme lui demanda ce
qu’elle désirait manger à midi et elle répondit simplement : des
pancakes avec du sirop d’érable. On lui demanda également si elle voulait
qu’un prêtre vienne la voir en fin de matinée, mais elle refusa. On lui
demanda alors si elle voulait quelque chose de particulier et répondit
qu’elle voulait passer l’heure avant l’exécution, en
compagnie d’une personne particulière.
H – 6
Grissom était
parfaitement réveillé, il n’avait pas dormi de la nuit. Il se leva et se
dirigea directement dans sa salle de bain. Se regardant dans le miroir, il
découvrit sa mine affreuse et affaiblit.
Catherine, Warrick et Nick étaient rentrés depuis peu de temps et ne
pouvait même pas songer à dormir. Cette journée allait être la pire de leur
vie.
H - 4
Allison
avait passé la nuit au labo et son esprit n’arrêtait pas de compter les
heures et les minutes. Sans les résultats ADN et les aveux d’Elaine Alcott, elle ne pouvait
rien faire.
H – 3
Greg déboula
dans la salle de pause où Allison était perdue dans
ses pensées.
"On la
tient !" s’écria-t-il
"Quoi ?"
"Le sang
sur les vêtements sont ceux de Hank Peddigrew !"
"C’est
pas vrai !! C’est génial !!! Greg, appelle Brass
sur-le-champ!!"
Il
s’exécuta sans attendre pendant qu’Allison
courut vers le labo d’Archie. Elle le vit à
travers la vitre et se précipita à l’intérieur.
"Archie ! J’ai besoin de ton aide ! Où est
la vidéo de la nuit du meurtre ?"
"Sur mon
étagère" dit-il avant de se lever et de la prendre
"Tu
pourrais la mettre ?"
"Bien
sûr"
Il la mit en
marche et elle observa les vêtements de l’assassin : c’était
bien ceux retrouvés chez Elaine Alcott !
"Merci Archie !" dit-elle avant de quitter les lieux.
De retour
dans la salle de pause, elle vit Brass discuter avec
Greg
"Brass, vous êtes là !" s’écria t-elle ravie
"Oui.
Greg vient de me raconter. Je vais appeler le juge pour avoir un mandat
d’arrêt contre Elaine Alcott.
Le mandat fut
obtenu en un temps record cette fois-ci et tous se précipitèrent au domicile
d’Elaine Alcott.
Pendant ce temps,
Catherine, Warrick et Nick perdaient espoir.
Les policiers
défoncèrent la porte d’entrée et pénétrèrent dans le salon. Elaine était en train de faire du ménage et s’arrêta
d’un seul coup. Deux policiers s’avancèrent vers elle et lui passèrent
les menottes.
Brass
s’avança à son tour, brandissant le mandat et en lui disant :
"Elaine Alcott, vous êtes en état
d’arrestation !"
H – 2
Sara venait
d’avoir pris une douche et se trouvait maintenant dans une nouvelle
cellule. Tout le monde pouvait la voir au travers car c’était la cellule
où le condamné passait ses dernières heures, non loin de la salle
d’exécution.
Dans la salle
d’interrogatoire, Elaine Alcott
ne disait rien. Brass était assis en face
d’elle et Allison était restée debout contre le
mur, les bras croisés et luttant contre l’envie de la brutaliser pour la
forcer à parler.
"Mlle Alcott" tenta à nouveau Brass
"Pouvez-vous
nous dire comment vous avez fait pour vous introduire chez Sara Sidle pour
prendre son arme de service et surtout pour se servir de ses empreintes ?
"Je ne
vois pas de quoi vous voulez parler…" se défendit-elle
"Ok"
soupira Brass
On venait
d’apporter à Sara son plateau repas, où une pile de pancakes chaud
reposait ainsi qu’une bouteille de sirop d’érable. Malgré son
manque d’appétit, elle essaya de se forcer à manger ne serait-ce
qu’un petit peu.
"Ecoutez-moi !"
dit Allison d’une voix autoritaire
"Nous
savons que c’est vous qui avez tué Hank Peddigrew, nous avons retrouvé le silencieux que vous utilisiez
pour vos cours de tir, et on a le sang de Hank sur
les vêtements que vous portiez la nuit du meurtre, et comme par hasard, on les
a retrouvés chez vous !"
L’heure
tournait…il était à présent 12h45…
Catherine, Warrick, Nick, Greg se préparaient doucement, la peur au
ventre.
Sara avait
fini de manger et était à présent allongée sur son matelas. Repensant à tout ce
qui s’était passé dans sa vie. De son enfance, en passant par ses années
d’études, sa rencontre choc avec Grissom, son premier job en tant que CSI
à San Francisco, le jour où Grissom l’avait
appelé pour qu’elle vienne enquêter sur l’affaire Holly Gribbs, l’instant où il lui avait demandé de rester à
Vegas et de travailler avec lui. Sa mémoire convergea sur lui en particulier,
elle se rappela en détail tous les moments qu’ils avaient partagés et
surtout leur seule nuit ensemble.
Le plan
qu’avait érigé Elaine Alcott
semblait marcher et il était grand temps de révéler la vérité. Après tout, il
n’arriverait pas à sauver leur collègue et avec de la chance, elle allait
être exécutée incessamment sous peu.
Allison
posa sa question une énième fois encore :
"Pourquoi
Sara ?"
Elaine
leva des yeux diaboliques vers la jeune fille et ouvrit sa bouche depuis
bientôt 1 heure.
"Elle
aurait dû rester à l’écart de Hank !"
"Comment
ça ?"
"Je
sentais Hank se détacher de moi peu à peu. Certains
soirs, il m’appelait pour annuler notre rendez-vous, prétextant que son
travail lui prenait trop de temps. Mais je ne suis pas dupe…j’ai
fini par comprendre. Je savais qu’il voyait quelqu’un et j’ai
trouvé qui."
"Pourquoi
avoir tué Hank ?"
Elle ria
cyniquement
"Je
n’ai pas accepté qu’il aille voir ailleurs !"
"Et
pourquoi avoir fait accuser Sara ?"
"Simplement
parce qu’elle n’allait pas s’en tirer aussi facilement !
Je l’ai suivi jusqu’à son appartement un jour, elle est entrée,
puis elle est ressortie. J’ai tenté ma chance…j’ai réussi à
ouvrir sa porte avec une barrette en métal et me suis introduite. J’ai
pris un verre qui était posé sur son comptoir. J’étais persuadée que ses
empreintes seraient dessus. Il ne me restait plus qu’à trouver son arme
de service…ce qui fut assez facile. Je suis ressortie ni vue ni connue et
suis rentrée chez moi." Expliqua-t-elle contente de ses exploits
"Et
comment vous avez fait, pour vous servir des ses empreintes ?"
"J’ai
un ami de longue date travaillant comme CSI à Phœnix, je lui ai dit que
c’était pour faire une expérience…et il m’a fait un moulage
spécial…"
H –1
Grissom
arriva à la prison et on l’accompagna à la cellule de Sara. Celle-ci
entendit les pas approchés mais resta allongée sur son matelas.
"Sidle,
visite !" lui dit le garde en ouvrant la grille pour que Grissom
puisse entrer.
Elle se
redressant et un sourire illumina son visage en le voyant. Il s’approcha
d’elle et la prit dans ses bras.
"Bon, on
a fini avec vous !" Brass se leva et fit
entrer deux policiers qui emmenèrent Elaine Alcott
Allison
se retourna vers lui et lui dit :
"Qu’est-ce
qu’il faut comme document pour les empêcher d’exécuter
Sara ?!" demanda-t-elle vite fait
"Honnêtement,
je n’en sais rien mais je vais appeler le juge illico"
"Ok, il
ne reste plus beaucoup de temps…"
"Tu te
souviens de notre rencontre ?" demanda Sara à Grissom, qui était allongé
sur son matelas. Celle-ci était assise près de lui.
"Comment
je pourrais oublier ?" répondit-il le sourire aux lèvres, se
repassant la journée
"Ça a
été un des plus beaux jours de ma vie…" avoua-t-elle
"Je me
souviendrais toujours de l’étudiante passionnée qui n’arrêtait pas
de me poser des questions à la fin de ma conférence, et que j’ai dû
invité à prendre un café avec moi pour continuer la discussion." Dit-il
avec un sourire
"Ça y
est ! Je viens d’avoir le juge ! Il va faire un document spécial
pour qu’on relâche immédiatement Sara !" s’écria Brass
"Dans
combien de temps on va l’avoir ?"
"D’ici
moins de 15 minutes, il va falloir aller le chercher là-bas"
"Je vais
y aller ! Je file à la prison leur apporter directement après !"
"Vous
voulez pas qu’on les appelle ?" demanda-t-il étonné
"Non ça
ira, et de toute façon, ils n’accepteront pas avant d’avoir vu le
document !" dit-elle en s’éloignant.
"Grissom ?"
"Hum…"
dit-il tout en continuant de lui caresser le dos. Sara était allongée près de
lui et voulait lui poser une question qui lui brûlait les lèvres depuis trop
longtemps.
"Pourquoi
tu as été aussi distant ces dernières années ?" il décida
d’être le plus franc possible et de lui révéler la vérité.
"Je
n’ai jamais voulu paraître aussi froid avec toi…mais je me suis
rendu compte des sentiments que j’éprouvais et que je ne pouvais pas y
échapper. Je me suis renfermé car j’avais peur de te faire
souffrir…et quand j’y pense, je t’ai tout de même fait
souffrir et je ne me le pardonnerais jamais."
"C’est
fini maintenant…ne te culpabilise plus…" lui dit-elle lui
caressant doucement sa joue
"Sara…il
y a autre chose que je n’ai pas dit…personne est au
courant…"
"Qu’est-ce
que c’est ?"
"Je
souffre d’otosclérose…c’est génétique…je deviens
sourd" soupira-t-il
"Oh Griss…" elle le rapprocha d’elle et posa
son visage dans le creux de son cou.
"Je suis
désolée de ne t’avoir rien dit… mais j’arrivais pas à
l’imaginer…" murmura-t-il près de son oreille
"Je
comprends…j’aurais été pareille. Est-ce que tu va te faire
opérer ?"
"J’y
pense sérieusement…" Sara releva sa tête et l’embrassa
passionnément.
Warrick
passa chercher Catherine, Nick et Greg. Ensemble ils prirent le chemin de la
prison.
Allison
arriva en moins de 5 minutes chez le juge Rowland pour récupérer le document.
Une fois qu’elle en prit possession, elle se dépêcha et remonta en
voiture, prenant la direction de la prison.
Grissom ne
pouvait plus s’arrêter d’embrasser Sara. Elle lui avait tellement
manqué.
Tout ce
qu’il voulait, c’était de l’emmener loin de cet endroit
infernal et vivre avec elle.
Warrick
avança son véhicule à l’entrée de la prison où un contrôle fut effectué.
On leur indiqua un bâtiment qui se démarquait des autres. Il se gara et tout le
monde sortit du véhicule. Un garde vint à leur rencontre et leur demanda de les
suivre. A l’intérieur du bâtiment, un panneau indiquait ‘chambre
d’exécution’ au 2ème étage et c’est dans cette
section qu’on les emmena. Ils avaient tous le cœur serré et ça ne
faisait que s’aggraver à chaque pas. Ils arrivèrent devant une porte que
le garde ouvrit. Il leur mentionna l’intérieur, qui comprenait des sièges
et une grande vitre. Ils rentrèrent à l’intérieur à contre cœur.
Catherine essayait de retenir ses larmes tant bien que mal.
Allison
roulait à vive allure sur la route déserte. La prison était installée dans un
lieu paumé du Nevada. Le soleil était brûlant à travers les vitres et la
voiture n’avait évidemment pas l’air conditionné.
Sara sentit
Grissom se mettre assit à côté d’elle. Elle se redressa pour voir
qu’il lui tournait le dos, il avait sa tête dans ses mains et ses épaules
semblaient agitées. Sara s’assit à côté de lui et écarta ses mains de son
visage. Elle se rendit compte que des larmes coulaient de ses joues.
"Griss…" elle le prit dans ses bras
"Je peux
pas…je peux pas les laisser faire…" il avait du mal à parler
et sa phrase lui apporta une nouvelle vague de larmes.
"Gil,
s’il te plaît…" murmura-t-elle
Il se
redressa et la regarda droit dans les yeux, Sara ne l’avait jamais vu
pleuré auparavant et elle sentait ses yeux se remplirent de larmes à son tour.
"Je ne
pourrais pas vivre, je pourrais pas…"